Domaine des Von HALTEN

le Domaine de Gustave Von HALTEN dict Gustavev
 
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 Carnet de route

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Marianne

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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 3:50



Après l’opération, Jake était parti se réfugier dans la cuisine. Voir la peine sur les visages l’avait ému. Jake était un homme sensible même s’il tentait de le cacher sous cette réserve qui lui permettait de se protéger. Il se lava les mains avec l’eau du puits, enlevant le sang seché qui collait à sa peau, puis se servit une coupe de rosé et en bu une gorgée. Il avait besoin d’un remontant. Il était adossé contre le plan de travail de la cuisine quand la porte s’ouvrit …

Lily entra dans son antre, son refuge où il aimait passer du temps à cuisiner, à innover des recettes, à mélanger les goûts et les saveurs, tout en suivant la diététique hippocratique. Jake releva la tête, déposa sa coupe sur la table de travail. La comtesse tenait un parchemin froissé dans sa main. Elle dévisagea Jake. La pauvre était épuisée. Cela se voyant sur son visage, dans ses prunelles émeraude assombries par la fatigue. Elle était passée pour toutes les émotions en quelques heures. Elle s’avança près de lui et prit la parole pour le remercier.

Et il répondit, ému « Je … J’ai fait de mon mieux … il faut attendre maintenant. »

Il leva la tête au ciel un instant tout en pensant à sa défunte épouse. S’il était devenu médecin c’était en partie grâce à elle. Depuis qu’elle avait rejoint le Paradis Solaire pour veiller sur lui, il avait trouvé sa nouvelle vocation dans la médecine, une autre façon d’aider son prochain, mais surtout, il s’était juré que plus jamais il perdrait à nouveau un proche, restant impuissant face à la maladie.

Il posa à nouveau ses azurs sur la comtesse et esquissa un sourire. Il avait sauvé une vie et il espérait que cela serait la première d’une longue lignée. Elle s’approcha encore serrant le velin plus fort entre ses mains, lui demandant à être hébergé avec sa sœur. Jake acquiesce.

« Mais bien sûr, vous êtes mes invités. C’est la moindre des choses après les épreuves que vous venez de traverser, votre sœur et vous. Vous pouvez garder la chambre Étoile, et je vous donnerai deux autres clés. »

Mais alors qu’il parlait, Lily s’approcha encore s’appuyant d’une main. Il sentait qu’elle allait défaillir. Elle était à bout de force et son visage exprimait la peur. Il déposa une main délicatement sur la sienne. Il eut un pincement au cœur quand il apprit qu’elle devrait partir. Il s’y attendait un peu d’ailleurs.

« Je comprends … Mais si un jour vos pas vous ramène à Poitiers, sachez que je serai toujours là pour vous accueillir, vous et votre soeur, et j’espère cette fois, en de meilleurs circonstances. »

Des paroles poignants bien difficile à dire car il aurait voulut avoir le courage de lui demander de rester mais après tout, ils se connaissaient peu. De quel droit, pouvait-il le lui demander ? Il préférait ajouter d’une petite voix triste …

« Donnez-moi de vos nouvelles par missive et je vous répondrai ... »

Le ferait-elle ? Il effectua une légère pression sur la main de Lily dans la sienne avant de sursauter au cri de Malou restée dans la salle commune, lâchant brusquement cette main à la peau douce. Il se précipita dans la salle voyant la sœur de Lily endormie et en plein songe. Lily devait sûrement le suivre.

« Je vais la porter jusqu’au lit. Vous ouvrirez la porte, d’accord ? »

Il décrocha une clé du mur et la tendit à Lily. Ensuite, il s’approcha de la table et prit délicatement Malou dans ses bras musclés. Il monta les marches de l’escalier et ils se dirigèrent tous dans la chambre en face de celle de Lily. Le médecin déposa sa patiente au milieu d’un lit double.


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Marianne

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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 3:56



Alors qu’elle s’appuyait d’une main contre le mur afin de ne pas tomber, tant la fatigue du moment était présente, il s’était approché et avait posé une main sur la sienne.
La brune, d’habitude si distante dans ce genre de cas ne bougea pourtant pas. Alors que d’habitude elle aurait retiré sa main, soit délicatement afin de ne pas mettre mal à l’aise, ou brutalement si elle était mal lunée, cette fois ci elle se contenta de garder le regard dans le sien, alors qu’il lui disait qu’il les accueillerait si elles venaient à revenir.
La jeune comtesse brûlait d’envie de dire non à tout ce qu’elle allait devoir faire, d’envoyer balader toutes ces demandes, de pour une fois penser à elle avant les autres… Mais elle savait qu’elle ne le ferait pas.
Elle était ainsi. Et puis jamais elle ne laisserait ses frères et sœurs là-bas sans au moins tenter de les aider.
Pourtant elle aurait tant voulu rester… C’était vraiment étrange. Elle d’habitude intenable, ne voulant jamais s’arrêter si elle en avait l’occasion et repoussant toute marque d’affection, rejetant courtisans et autres profiteurs de dotes, cette fois ci, elle avait envie que cet homme, qu’elle ne connaissait pourtant presque pas, lui demande de rester.
Décidemment elle commençait à mûrir avec l’âge. Comme le vin, elle se bonifiait ? Oui enfin il arrivait parfois avec elle que ça tourne au vinaigre… Mais en même temps, l’imprévisible était également attrayant.
Lui demanderait-elle ? Non certainement pas… Ce qui était sommes toutes logique.
Et puis elle savait pertinemment qu’elle devrait refuser.

Mais lui écrire, ça elle pourrait… C’était même certain… Mais était-ce paroles prononcées poliment qui ne verraient jamais le jour, ou alors tenait il vraiment à cela ?

Elle parvint à esquisser un sourire qui rendit cette mimique mutine coutumier à la demoiselle, et pressa à son tour légèrement sa main.
Au moment où elle s’apprêtait à répondre, sa sœur dans l’autre pièce cria le nom de Gustave, avec tant de force que tout deux sursautèrent et leurs mains se quittèrent tandis qu’ils se précipitèrent vers Malou.

Aussitôt Jake prit sa sœur dans ses bras après avoir donné une clef à Lily, puis elle le suivit dans les escalier, et face à la chambre dans laquelle elle s’était lavée quelques heures avant, alors qu’elle pensait que tout allait bien, elle ouvrit une autre porte et il déposa Marianne sur un grand lit double.

Elle paraissait toute menue, perdue au milieu de ces draps nombreux.
Son visage était pâle et elle semblait effrayée dans ses rêves.
Lily attrapa sa main et s’assit à côté d’elle, caressant sa joue avec douceur.


Malou… Malou… tout va bien… Tu n’as rien à craindre ici…

Elle leva le visage et regarda Jake à nouveau tandis que sa sœur semblait encore se débattre dans son sommeil.
Se penchant à nouveau sur elle, la jeune femme posa la tête près de son oreille et fit ce que faisait leur mère des années auparavant quand elles étaient en plein cauchemar.
Elle lui chanta doucement une chanson de leur enfance pour la calmer

Farfallina
Bella e bianca
vola vola
mai si stanca
gira qua
e gira la
poi si resta sopra un fiore
e poi si resta spora un fior

Ecco ecco
a trovata
bianca e rosa
colorata
gira qua
e gira la
poi si resta sopra un fiore
e poi si resta spora un fiore *

* édit pour pitite traduction :
Beau petit
Papillon blanc
vole, vole
inlassablement
vire de ci,
vire de là
Puis se pose sur une fleur
Et puis se pose sur une fleur

Voilà, voilà
Je l'ai trouvé
Blanc et rose
Coloré
Vire de ci
Vire de là
Puis se pose sur une fleur
Et puis se pose sur une fleur.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 3:58



La main sur la sienne, il plongeait son regard azuré dans ses mirettes émeraude. Des joyaux qui manquaient de brillance, sans doute à cause de la fatigue et des émotions. Elle avait accepté sa main sur la sienne, innocente et réconfortante, comme une invitation a puisé sa force. Il retrouva alors le sourire de la demoiselle, cette mimique mutine qu’il lui avait plu dès le premier regard.

Il avait de la force à revendre en tout cas. Malgré toutes les épreuves que lui avait infligé la vie, il s’était toujours relevé. Il le devait pour ses enfants. Il le devait pour ses amis qui comptaient sur lui. Il le devait à présent pour sa sœur Emilie, sa confidente qui lui livrait tous ces secrets. Sa sœur était devenue un grand soutien dans sa vie. Il savait qu’il pouvait toujours compter sur elle en toute circonstances, tout comme lui le ferait pour elle. Alors, il comprenait bien le chagrin et l’inquiétude de Lily pour sa sœur Marianne.

Seulement, autre chose l’angoissait à présent. Etait-ce les écrits sur ce parchemin froissé dans sa main qui la rendait aussi anxieuse ? Peut-être … mais Jake ne lui demanderait pas, parce que c’était personnel et que si elle souhaitait en parler, elle le ferait bien d’elle-même.

Ses paroles n’avaient pas eu de réponse. Pas que la comtesse ne voulait pas lui en donner mais tout simplement qu’ils avaient été interrompus par le cri de Malou. Il aurait bien aimé savoir si elle lui écrirait pour donner de ses nouvelles. Pourquoi le lui avait-il demandé d’ailleurs ? Sans doute parce que depuis l’arrivée de Lily dans l’auberge, il avait été captivé par ses mirettes émeraude et son sourire mutin. Mais, il y avait autre chose, plus fort, un sentiment de plénitude et de bien-être. Il se sentait bien en sa présence comme si ses tourments disparaissaient d’une légère brise. Alors oui, il tenait vraiment à un échange épistolaire entre eux.

Jake avait porté Malou endormie dans ses bras jusqu’à sa chambre. Lily resta à son chevet, prenant sa main et s’assoit à côté d’elle, dorlotant sa sœur. Relevant sa tête vers lui, Jake esquissa un sourire attendrit, témoin de voir une tel complicité entre les deux sœurs. Lily posa sa tête sur l’oreiller, chantant une berceuse en italien à sœur. A cet instant, il décida de fermer doucement la porte pour les laisser à leur intimité. Seulement, il restait derrière la porte un moment. Lui aussi se laissait bercer par la voix mélodieuse de la jolie comtesse, tout en fermant les yeux comme pour immortaliser l’instant.

Et puis, quand le silence revient dans la chambre, Jake s’éloigna dans le couloir pour rejoindre la cuisine. Il donna ses instructions à Marie-Louise pour aller chez le messager afin qu’il porte sa missive à son destinataire, le Héraut de Gascogne. Le médecin resta à l’auberge au cas où ses hôtes avaient encore besoin de lui.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 4:00

Marianne se débattit encore un petit moment puis elle se calma peu à peu sans trop comprendre ce qui se passait. Elle ne sentait plus sous sons dos la raideur de la table ou était-ce le sol elle n'aurait su le dire mélangeant tout dans son sommeil. Puis elle se sentit tout à coup légère sans trop comprendre ce qui se passait vraiment.

Elle qui avait habituellement un sommeil léger semblait perdu au plus profond de ses pensées funestes de ces derniers jours, elle entendit une voix dans le lointain. Puis celle-ci sembla se rapprocher tout comme si elle était tout près d'elle. Une voix douce et chantante qui lui rappela un doux souvenir.

- Mère ...t'aurais-je donc rejointe au paradis solaire...Père et les petits anges sont avec toi?

Mais la voix continuait sans relâche la calmant tout comme autrefois lorsqu'elle était enfant. Seule un sourire lui parvenait de ce visage qu'elle voyait en rêve. Apaisante et douce chassant par ses mot les vilaines pensées qui se frayait un chemin dans sa teste la douce mélodie qu'elle entendait la fit sourire dans son sommeil en voyant le visage tant aimé de sa tendre mère qu'elle n'avait point eut la chance de revoir. Ce qu'elle était belle avec ses long cheveux foncé ses yeux vert émeraude dont avait hérité Lily...

Elle la connaissait bien cette chanson pour l'avoir elle-même chanté à ses petits anges les soirs qu'ils faisait de cauchemars eux aussi. Des larmes coulaient de ses yeux en repensant à eux justement qui étaient partis rejoindre le paradis solaire à leurs tour beaucoup trop jeunes.

- Mère dis-moi tu as vu mes petits anges? Ils sont bien avec vous et père n'est-ce point vrai? Dites-moi si ils sont heureux maintenant? Je ne voulais point les abandonner, c'est ma faute si ils sont partis...Si j'avais été près d'eux et non en voyage ça ne ce serait point produit...

Elle se tût un moment étouffant quelques sanglots dans sa pensée d"être près de sa chère mère elle se serra tout contre elle cherchant sa chaleur tout comme autrefois ne se rendant point compte que celle qui était à ses côté était sa petite sœur chérie sa chère Lily.

Puis doucement elle se calma se sentant pour une fois entre des bras rassurants et aimants. Tout comme le papillon de la chanson elle se sentait poussé des ailes pour voler de fleurs en fleurs cherchant à semer les graines de semences qui feraient naître de nouvelles fleurs à leur tour. Voler sans cesse ne jamais s'arrêter voilà ce qui était sa destinée.

Les paroles de la chanson continuèrent à la rassurer sans qu'elle n'eut vraiment les réponses à ses questions. Elle voyait le visage de sa mère avec un tendre sourire et cela lui suffit pour le moment elle se détendit et s'endormit plus sereinement cette fois sans plus penser à rien...

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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 4:02



La jeune femme sentit Jake s'éloigner doucement, puis la porte se refermer derrière lui.
Quand il ne fut plus là, elle continua ses berceuses, mais elle ressentait comme un manque, mais mit ça sur le compte de la fatigue.
Malou délirait encore légèrement dans son sommeil.
D’après ce que la brune comprenait, elle se croyait auprès de leur défunte mère.
Les larmes montèrent aux yeux de Lily quand elle comprit qu’elle parlait de ses neveux.
Les enfants de Marianne qui avaient rejoint le Très Haut…

Les jumeaux et leurs espièglerie, Richard… Elle sanglota légèrement mais se retint. Elle ne voulait pas réveiller Malou.
Celle-ci avait besoin de sommeil.
Surtout que deux jours après, elles devraient partir… Avec Mili également.
Comme elle redoutait ce moment. Elle l’appréhendait également.
D’un côté elle voulait y aller, et vite. Rejoindre les autres puis tenter d’en finir avec les envoyés de la bête sans nom.
Et de l’autre côté, elle avait envie de rester ici. Elle se sentait bien dans ce comté. Bon jamais aussi bien sans doute que dans son comté de cœur, Tolosa… Mais c’était la première fois qu’elle avait vraiment l’impression d’être comme chez soi, ailleurs que là bas.

Malou finit par retrouver un sommeil paisible. Lily lui déposa une bise délicate sur le front, puis elle lui retira ses bottes et passa le drap au dessus d’elle le plus doucement possible.
Quand sa sœur fut correctement installée, elle se leva quitta la chambre sans un bruit.

Elle fit juste un pas afin de se rendre dans la sienne et y pénétra. Son regard balaya encore une fois l’endroit.
Décidemment elle aimait cette pièce. Une ambiance chaleureuse y régnait et un calme apaisant.
La jeune femme vit qu’Henri avait fait apporter ses affaires.

Un sourire esquissé, elle se dirigea d’abord dans la salle d’eau afin de se laver, pour la deuxième fois en peu de temps.
Il faut dire aussi qu’elle avait gardé la robe salie et abîmée par sa chute et qu’elle était également couverte du sang de sa sœur.

Doucement elle se dévêtit et entra dans le bain dont l’eau avait été changé depuis tout à l’heure.
La jeune femme tenta de se détendre quelques minutes, puis après s’être lavée comme il faut, elle sortit et se dirigea vers son lit où avait été déposé une malle juste à côté.

L’ouvrant, elle en sortit une robe blanche délicate, brodée d’une ceinture bleu nuit à la taille et du col du même tissu.
Elle l’enfila rapidement et se chaussa également, puis alla jusqu’à la coiffeuse afin de redonner un peu d’ordre à ses cheveux.
Une fois fait, elle sortit de la chambre, bien décidée à retourner voir Jake et encore le remercier pour ce qu’il avait fait.

Depuis sa chute de cheval, puis Mili, et Malou, elle n’avait pu vraiment le faire comme il fallait, toujours interrompu par des évènements qui chamboulèrent les émotions de la jeune femme.
Elle savait qu’ensuite elle devrait partir, et elle ne voulait pas le faire sans pouvoir lui dire combien elle lui était reconnaissante… Qui sait ce qui se passera demain.
Certes elle avait l’intention ferme de revenir ici ensuite. Et de lui écrire entre deux… Mais si… nul ne sait…

Elle descendit doucement les marches qui menaient à la salle commune, espérant l’y trouver.
La pièce semblait vide, mais les chandelles étaient encore allumées. Peut être allait il revenir…

Elle décida donc d’attendre un peu, et elle se dirigea vers la fenêtre, observant la lune pleine en ce soir avancé.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 4:04



Il avait laissé Lily auprès de sa sœur à veiller sur elle. Il était descendu à la salle commune, sentant son ventre gargouiller. Il ne s’était pas rendu compte que le temps était passé si vite. Après avoir donné ses instructions à Marie-Louise concernant la missive à donner au messager. Il l’avait accompagné d’une bourse pour le payer. Ensuite, il avait laissé sa soirée à la soubrette. Il y avait fort à faire au manoir, et à l’auberge, il y avait peu de client. L’été était plus propice au sortie.

Pendant ce temps, il avait vraiment faim. Il prit une grain de raisin à la corbeille de fruit poser sur la table, puis feuilleta son livre de recette. Il adorait cuisiner bien qu’il laisse souvent faire Marie-Louise. Pour lui cuisiner était comme préparer des médications dans son laboratoire. Tournant les pages du manuscrit, il lisait les intitulés des recettes, bien trop long à préparer. Il tomba sur une recette qui lui plaisait bien, un bon chapon en croûte. Rien qu’à lire la recette, il en salivait d’avance.

Jake lisait la recette. * Alors pour la chapon en croûte, il faut un poulet et quatre bardes de lard. Pour la pâte, il faut 5 onces de farine, 3 œufs, 2 onces de sucres, une pincée de sel et 1 hémine d’eau de roses.*

Il chercha un poulet déplumé dans la chambre froide et disposa le reste des ingrédients sur la table de travail, suivant ensuite la recette. Il barde le poulet et le fit cuire dans une marmite. Entre-temps, il prépara l’accompagnement, coupant des poireaux blancs qu’il laissa frire dans du beurre. Il ajouta ensuite du lait et de la poudre d’amandes. Il remua de temps en temps.

Une fois, fait, il prépara la sauce avec le reste des ingrédients. Il fallait qu’elle soit légère et fluide. Quand le poulet était presque cuit, il l’arrosa de quelques cuillerées plusieurs fois de cette pâte onctueuse afin d’enrober le poulet.

Une bonne odeur de cuisson se répandit ainsi dans la salle commune. Il servit ensuite son assiette et l’apporta à une table près du comptoir. Seulement, quand il vit la ravissante comtesse observant la lune par la fenêtre, resta figé à l’admirer en silence … Elle semblait pensive, dans la lune ? Elle portait une jolie robe blanche bordée d’un bleu nuit qui mettait sa silhouette élancée et sa beauté naturelle en valeur alors que sa longue chevelure retombait en cascade sur ses épaules.

Ne voulant pas la saisir … il déposa discrètement son assiette sur la table. Il se demandait si elle avait faim. Avec les émotions qu’elle avait vécu, elle devait avoir l’estomac noué. Malgré tout, il se rendit en cuisine, coupa l’autre cuisse du poulet, l’arrosa d’un peu de sauce et servit un peu de poireaux en accompagnement. Il revient avec l’assiette et la déposa en face de la sienne. Il retourna derrière le comptoir et apporta deux coupes qu’il ramena à table avec un pichet de vin rouge.

Dîner improvisé, il espérait que son plat était réussi. Il s’approcha discrètement près d’elle, et vient lui dire d’une voix douce.

« Lily … Voulez-vous m’accompagner ? »

Et quand elle se retourna, il lui montra du regard, la table agencée.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 4:12




La jeune femme était tout à ses pensées. Elle réfléchissait à ce qui allait se produire dans les jours à venir, les semaines également, si le Très Haut la laissait tenir jusque là.
Jusqu’à ce jour, elle n’avait jamais vraiment eut peur de la mort. Après tout, c’était ainsi.
Et puis elle se doutait que Là Haut des gens en qui elle tenait serait là pour l’accueillir.
Mais maintenant que cela risquait d’être imminent, une terrible angoisse lui serrait le cœur.

Elle avait faillit perdre la vie déjà dernièrement. Elle en gardait encore le goût métallique du sang dans la bouche, elle ressentait encore cette lame traverser son corps, puis sa chute au sol, et étrangement, cette sensation de bien être, de chaleur. Cette lumière devant elle et ces rires qui résonnaient, semblant l’appeler.
Puis la grande souffrance quand on la réanima, et les semaines où elle était là sans l’être, dans ce monde de fou.

Mais les mois avaient passé, et elle avait cette envie de vivre qui était revenue. Et surtout, elle avait la charge d’autres personnes, ils comptaient sur elle, et elle ne voulait pas les abandonner.
Puis maintenant il y avait cet homme.
Petit détail qui devrait être insignifiant aux yeux de la brune.
Elle avait déjà eut des attirances, des flirts comme on dit, un peu plus parfois. Quelques péchés qui avaient résultés séjour à confesse.
Mais non. Il y avait autre chose.
Mais quoi ?
Rien à faire, elle n’arrivait pas à percer ce mystère.


Elle était tant à ses songes qu’elle ne sentit pas la bonne odeur de cuisine qui se répandait dans l’auberge, ni n’entendit Jake s’approcher d’elle.
Sa voix parvint pourtant à capter son esprit, et elle se retourna lentement, et put voir la tablée avec les mets qu’elle contenait.
La faim ne l’avait pas effleurée, si on lui avait demandé avant, elle aurait même dit qu’elle était incapable d’avaler quoi que ce soit pour l’année à venir, mais il faut dire que ce qu’elle avait devant elle avait vraiment l’air appétissant.

Puis ses émeraudes fixèrent les azurs de Jake et elle esquissa un sourire laissant encore une fois apparaître cette petite fossette au coin de la joue.
L’accompagner ? Une idée qui ne lui déplaisait pas.

Avec grand plaisir Jake… Je vous avouerai ne pas avoir très faim, mais cela a l’air tellement délicieux que je ne peux refuser…

« Et être en votre compagnie me rassure » pensa-t-elle au lieu d’avouer lui dire…

Elle le suivit donc jusqu’à la table et s’assit en face de lui. Puis elle le regarda encore

Je sais que je vous l’ai déjà dit, mais je ne me répèterai jamais assez… Merci mille fois Jake pour tout ce que vous avez fait.
Je ne sais pas ce qui serait arrivé si vous n’aviez pas été là.
Et pour répondre à votre question de tout à l’heure… J’aurai plaisir à vous écrire.



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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 4:39



Ambiance agréable, douce mélodie, lumière tamisée, et table dressée … Jake avait rejoint Lily qui admirait la lune, perdu dans ses pensées. Que pouvait penser une comtesse en regardant la lune ? Allez savoir ? Sûrement à ses amis qui lui manque, à sa sœur qui dort à l’étage, aux défunts qu’elle a perdu ? A cette bataille qui avait fait rage en Anjou dont il avait eu des échos. Un peu de tout sûrement.

Jake restait derrière Lily. Elle ne semblait pas l’avoir entendu arriver. Ne réveillez pas un bébé qui dort car il joue avec les anges. Devait-il éveiller la comtesse qui pense alors qu’elle était dans la lune ? Rêvait-elle à ces contes de fées que l’on raconte aux petites filles avant de s’endormir ? Non non, ce n’était pas des histoires à dormir debout.

Il l’avait doucement sorti de sa rêverie. Elle se retourna lentement, regardant un instant la table. Accepterait-elle son invitation où la refuserait-elle ? Il sentit son cœur s’affoler sentant l’angoisse d’un refus, où alors était-ce autre chose ? La brune plongea ses mirettes émeraude dans son ciel azuré alors qu’un sourire se dessina sur ses lèvres. Ouf, son idée avait l’air de lui plaire.

Elle répondit enfin, acceptant l’invitation. Evidement, il se doutait qu’elle ne devait pas avoir faim, mais manger seul lui aurait déplu. Même si elle ne mangerait que quelques bouchées, elle aurait fait honneur à sa cuisine et ça lui ferait plaisir. Ses azurs pétillèrent à sa réponse et un grand sourire s’afficha sur ses lèvres.

« Oui, je comprends que vous n’ayez pas très faim avec ce que vous avez enduré mais partager avec moi ce repas me remplirait de joie. »

Il l’invita à se joindre à la table, recula sa chaise et l’aida à s’asseoir. Ensuite, il servit les deux coupes du vin. Il avait prit un bourgogne pour accompagner le chapon en croûte. Et enfin, il vient s’asseoir en face d’elle. Elle le dévisageait encore et reprit la parole. Elle voulait encore le remercier pour les soins apporter. Jake gardait son sourire. Il avait étudié la médecine pendant un an et à présent, il était content de pouvoir mettre en pratique ses connaissances. Et si cela pouvait rendre heureuse des personnes comme Lily, cela ne serait que du bonheur. Et en plus elle lui avait dit qu’elle lui écrira. Alors là, ses yeux se mirent à pétiller. Mais il y avait toujours un mystère à élucider. Où l’avait-il déjà rencontré ?

« Et moi, un plaisir de vous répondre … vraiment ! … N’y pensez plus à présent et détendez vous devant ce repas. »

Et avant de commencer à manger, il joint ses mains tout en dévisageant Lily et dit

« Merci, Seigneur, pour tous vos bienfaits, gardez nos âmes dans la paix, et veillez sur nos proches. Que nos cœurs vous chantent à tout jamais. Amen. »

Il avait levé la tête dans la direction de la chambre de Marianne quand il avait dit proches. Ce bénédicité lui était adressé. Ensuite ils purent commencer à manger. Jake dégusta son repas, le trouvant bon, mais l’avis de Lily comptait bien plus pour lui.

« Dites-moi, j’ai une vague impression, mais on ne se serait pas déjà rencontrer par hasard ? »

Sujet de conversation comme un autre permettant de changer les idées à Lily …


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 4:59



Sourires échangés, soirée douce et calme en perspective, presque la demoiselle se croirait dans un monde parallèle en comparaison aux évènements de la journée.
Sa sœur dormait paisiblement à l’étage, Mili également.
Henri était retourné à l’autre auberge prévenir Maelchon du départ imminent.
Rien ne pouvait laisser croire que prochainement une autre bataille aurait lieu.
Mais à ce moment là, elle préférait ne pas y penser.
Elle y songerait le lendemain.
Elle avait réfléchit et avait décider que leur départ devrait avoir lieu donc le lendemain soir, tard dans la nuit.
Au plus vite elle se déciderait, au moins il y avait le risque qu’elle change d’avis.
Elle l’écouta réciter le bénédicité et murmura en même temps que lui « Amen ».

Puis elle goûta aux mets appétissant dans son assiettes, et même si la faim n’était pas vraiment présente, elle ne put qu’apprécier leurs finesses.

C’est vraiment excellent Jake, en plus d’un bon médecin, vous êtes un merveilleux cuisinier ! Que cachez vous encore comme don ?

Elle sourit légèrement et prit une gorgée de vin qu’elle reconnut comme étant un bourgogne. Un de ses préféré jusqu’à maintenant.
Puis il posa la question… Ne se seraient ils déjà pas rencontrés… Ainsi il avait ce même sentiment, qu’elle ne parvenait pas à définir, jusqu’à il y a peu, quand enfin elle se rappela.
Mais elle n’avait pas eut le temps de lui dire jusqu’à présent.
Mimique se fit mutine, elle reposa sa coupe.

En effet, nous nous sommes déjà rencontrés… quelques secondes de silence, tandis qu’elle penchait légèrement le visage sur le côté tout en l’observant avec un sourire

C’était il y a quelques temps… Lors d’une course aux écuries royales…

Sourire encore à ce souvenir. Ils n’avaient pas vraiment fait connaissance ce jour là, mais elle se souvenait de lui.
Il n’était pas dans les derniers à son souvenir.
Elle avait dépassé tout le monde largement. Mais faut dire aussi que ce jour là elle avait en monture sa fougueuse Amistat, et avait bien eut de la chance de ne pas tomber.

Elle lui laissa le temps de se remémorer, tout en trempant à nouveau ses lèvres dans la coupe.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 5:14



Ils étaient a présent à table, à déguster les mets cuisinés par Jake. Il avait une certaine appréhension. Et si elle n’aimait pas son repas ? Quand il avait cuisiné, il n’avait pas pensé que Lily se joindrait à son dîner. Il attendait le verdict, la note finale comme celle que l’on donne à un cuistot pour un dîner presque parfait. Elle prit une bouchée, puis deux, et puis trois … et enfin elle lui répond. Elle trouvait le chapon en croûte excellent. A ses compliments, ses joues s’empourprèrent.

« Hum … merci … Je n’ai fait que suivre la recette vous savez … »

Elle lui demandait de révéler ses autres dons ? Devait-il le faire où laisser planer le mystère afin qu’elle le découvre peu à peu. Et puis, cela l’obligerait à revenir le voir. Oh oui, il aimerait bien qu’elle revienne … mais pas ensanglanté tout de même. Jake était observateur, il avait bien reconnu l’emblème de l’Ordre des Teutoniques sur son amie Mili, cette croix noire sur fond blanc, le symbole de la victoire du Christos sur les puissances des ténèbres et la mort. Jake connaissait cet ordre de réputation mais surtout pour avoir eu de défunts amis qui en faisaient parties, le Comte de Morteau et son épouse. C’était une autre époque, il y a si longtemps …

Et il reprit après un petit silence entre deux bouchées « Et concernant mes autres dons, je vous laisserai les découvrir … si vous revenez … »

Un petit sourire malicieux se dessina sur son visage. Quel don avait-il d’autre ? Depuis, ces dernières semaines, celui de s’attirer les malheurs ? C’était pas vraiment un don ça. Il espérait tout de même qu’un jour sa bonne étoile brillerait à nouveau, et peut-être qu’il croiserait une princesse charmante sur sa route. En attendant, un ange veillait sur lui, il en était sûr.

Dévisageant Lily … Ou une comtesse charmante ? pensait-il. Non ! Il savait au fond de lui que ces dames là n’étaient pas pour lui, même si … le cœur a ses raisons que la raison ignore ... Depuis sa déconvenue avec une certaine Rose, il avait fermé son cœur. Cette noble avait préféré jeter son dévolu sur un Vicomte. Eh oui, dans la noblesse tout était une affaire de titre, mais pour lui, la noblesse de cœur était bien plus importante que tous les titres réunis … Il sorti de ses pensées une petite moue aux lèvres.

Elle goûtait à ce vin qui avait l’air de lui plaire. Il avait choisi un bourgogne car celui-ci était plus épicé pour le repas qu’il avait préparé. Ensuite, il avait demandé s’ils ne s’étaient pas déjà rencontrés. Et Lily confirma avec son petit sourire mutin si caractéristique chez elle. En plus, elle laissait planer le suspense alors que Jake était suspendu à ses lèvres. Elle penchait légèrement la tête, un sourire aux lèvres. Jake fronça les sourcils. *Alors, elle va me le dire ?* pensait-il. En tout cas, elle savait le faire languir même si c’était quelques secondes. Pour lui, cela lui paru bien plus.

« La course aux écuries royales ? »

Et c’est là que le voile de son esprit qui avait occulté jusqu’à présent ce souvenir revient aussitôt. Comme si le précieux souvenir était enfermer dans un tiroir de son esprit et qu’il s’ouvrit à nouveau depuis des mois.

« Ah ouiiiiiiiii ! Je me souviens … ce n’est pas cette course que vous avez magistralement mener de bout en bout ? … Je comprends mieux maintenant … J’ai vu votre dos tout le long du parcours. Et encore … vous prenez de plus en plus le large … Pas étonnant que j’avais du mal à me souvenir. »

Jake éclata de rire à se remémorer cette course folle où lui et sa jument Belle de Nuit avait failli se planter au dernier obstacle. Il était trop empressé de rattraper Lily … Sur le ton de la plaisanterie, il ajouta

« Je crois que j’aurais besoin de leçon d’équitation de vous ma chère Lily. Vous avez aussi quelques dons vous voyez ? C’est la même monture qui vous a fait valdinguer en l’air tout à l’heure ? »

Si elle maniait l’épée aussi bien que sa monture, valait mieux ne pas se frotter à elle, pensa-t-il. Oh que cette soirée lui plaisait. Cela faisait du bien de se détendre et de rire un peu. Depuis son retour à La Rochelle il y a deux semaines, il accumulait les malheurs, deux décès et le déménagement de son fief en perspective. Cela commençait à faire beaucoup. Son entourage se demandait comment il arrivait encore à tenir. Jake leu répondait, ses enfants. Rien que de voir leurs yeux brillants d’innocence, le faisait tenir.

« Je n’ai pas eu l’occasion de vous féliciter pour cette course. Je le fais à présent. »

Ce jour là, Jake avait du partir avant la remise du trophée avec la rectrice Nennya à l’Ostel-Dieu de Paris pour retrouver les patients. Il avait volontairement voilé ce souvenir car cette amitié avec Nennya s’était révélée fausse. Elle l’avait blessé et laissé tombé, jalouse qu’il aie d’autres amies qu’elle. Le repas s’acheva ainsi sur une bonne dose d’humour discutant de cette fameuse course aux écuries royales. Jake lui décrivait sa chevauchée et son ascension pour la rejoindre jusqu’au dernier obstacle où il faillit tomber de selle dans le trou après la haie. Ce qui l’avait ralenti considérablement.

« Enfin, vous me devez bien une revanche … » dit-il avait un air de défi, mais toujours avec humour.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 5:20



La mémoire semblait lui revenir quant à leur première rencontre. Elle ne lui en voulait pas de ne pas s’en être souvenu avant, puisque elle-même avait mit un certain temps avant de se remémorer cela.
Et puis il est vrai qu’elle ne l’avait aperçut que très peu avant la course, puis comme elle s’était trouvée en tête durant l’épreuve, elle ne voyait guère ceux derrière elle, et inversement ceux-ci ne pouvaient qu’admirer son dos et l’arrière train d’Amistat.
Elle rit également tant son rire était communicatif, puis sourit, amusée, quand il dit qu’il faudrait qu’elle lui donne quelques leçons d’équitation, puis demandant s’il s’agissait de la même monture qui l’avait fait chuter quelques heures auparavant.

Des leçons d’équitations ? Si le risque ne vous fait pas peur, pourquoi pas… sourire mutin … Et oui il s’agissait bien d’Amistat. Elle a son caractère… Imprévisible et têtue comme une mule ! Je me demande de qui elle tient ça…

Léger rire encore puis elle prit encore une gorgée de vin tandis qu’il la félicitait pour cette course.
La jeune femme avait l’impression que cela datait de plusieurs années, et pourtant c’était encore récent.
Au début elle avait crut qu’elle ne pourrait pas y participer, comme elle sortait tout juste d’alitement.
Ses proches avaient vu cette idée d’un œil sévère, mais connaissant l’entêtement de la brune, ils avaient finit par céder et la laisser participer.
Et tout c’était bien passé. Comme quoi…

Il en vint à dire avec une pointe d’amusement qu’elle lui devait une revanche. Voilà une chose qui attirait bien la demoiselle. Un défi.
C’était une chose qu’elle adorait, surtout quand elle réussissait. Bon en même temps elle n’était pas mauvaise joueuse et pouvait accepter la défaite… de temps en temps.

Haussement de sourcil et regard qui mime celui de défi de Jake, elle tend solennellement la main, mais gardant malgré tout cette lueur amusé dans le regard

C’est entendu ! A mon retour nous ferons ça !

Rire à nouveau de la comtesse. Cette soirée lui faisait du bien. Légère détente avant des épreuves difficiles. Le beau temps avant la pluie.
N’était-ce pas l’inverse normalement ?
En tous les cas, elle ne laisserait pas de mauvaises pensées gâcher cette soirée.
Mais l’heure avançait, et elle savait que bientôt elle devrait lui dire au revoir.
Ou peut être adieu…

Regard qui se baisse légèrement à cette pensée pour tenter de cacher ce sentiment d’angoisse qui la traverse l’espace d’une seconde. Puis tente de reprendre contenance et lui sourit encore.
Pourtant elle savait que maintenant, elle devrait couper court.
Le lendemain elle partait, et s’il y avait bien une chose qu’elle n’aimait pas, c’était les au revoir.

Elle devrait les faire maintenant, et partirait aux matines rejoindre le groupe au départ.

Jake… Je vais devoir maintenant vous laisser… Avec Marianne et Mili_cia nous allons partir demain, et je crois que je ne vous verrais pas d’ici là…
Il me faut quelques heures de sommeil afin de tenir durant le voyage.
Merci encore pour tout ce que vous avez fait pour nous…
Et merci pour cette délicieuse soirée… Je ne l’oublierai pas…



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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 5:28



Mili c'était reposé après plusieurs jour de convalescence, sa blessure allé largement mieux , elle repris c'est armes se dirigeant vers le médecin

je vous remercie messire jake , d'être occupé de ma blessure et de mes sœur , mais je dois repartir avec lily et mammylou , la route nous appelle
prenait soin de vous ,


elle lui sourit


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 5:37



La discussion continuait sur le sujet de la course à l’écurie royale. Le souvenir était bien présent dans sa mémoire. Il ne s’était pas parlé, à peine regarder, mais pourtant la sensation de l’avoir déjà rencontrer, était resté ancrée en lui. Quelle coïncidence que le destin les avait remis sur leur route, surtout en de pareilles circonstances. Jake était content d’avoir pu la soigner, elle et ses proches. Et si un jour, elle reviendrait, il recommencerait encore.

Sa plaisanterie sur les leçons d’équitation avait fait sourire Lily, elle en rajouta une couche avec son sourire mutin.

« Le risque, je le prends volontiers, si c’est en votre compagnie. » avait-il répondu le sourire en coin.

Elle lui parlait alors de sa jument Amistat, têtue et imprévisible. Jake pensait alors à sa demoiselle, sa jument Belle de Nuit.

« Sacré caractère en effet. Ma frison Belle de Nuit a aussi son caractère. Elle est plutôt rebelle mais tout de même courageuse. Elle est magnifique, d’une robe noire aux reflets bleutés. Je l’ai acheté au haras royal mais je ne regrette pas. J’adore ma demoiselle. »

Jake parlait toujours de sa jument comme si c’était une femme. Et c’est là qu’il raconta la petite histoire avec Belle de Nuit.

« Je me souviens de la course pour le Trophée de Montaigu, à Poitiers. On devait rejoindre un fanion. J’avais préféré passer par le pont plutôt que la forêt. Et arrivé à la rivière, Mademoiselle ne voulait plus avancer. Elle avait soif et restait immobile. Je voyais la course filer devant moi, et ma concurrente derrière moi, me rattraper. Et là, elle m’envoya faire un plongeon dans la rivière. Je me suis enfoncé dans la vase. Je ne vous dis pas, j’étais trempé des pieds à la tête, avec la vase qui collait à mes vêtements et mes cheveux, et revenir ainsi jusqu’à l’arrivée. Rah làlà, sacré caractère ma Belle de Nuit. »

Les rires fusaient, l’ambiance était détendue et agréable. C’est ce qu’il voulait offrir à Lily avant son départ. Il sentait que l’orage arrivait à grand pas pour elle, le calme avant la tempête. Et il espérait bien qu’elle puisse s’en sortir indemne. En tout cas, il prierait pour elle et ses proches.

La brune était vraiment intéressée par le défi lancé. Une revanche sur la course royale. Pourquoi pas ? Elle disait même qu’elle reviendrait. Ses azurs s’illuminèrent. Présentant sa main, Jake vient frapper doucement la sienne, avec une petite raillerie.

« Préparer bien Amistat, qu’elle ne vous envoie pas dans la rivière. »

Jake glousse doucement content que Lily comptait revenir. Et cette ainsi que s’acheva cette soirée et le moment des au revoirs. C’est toujours quand on est en compagnie d’une personne plaisante qu’on ne voit pas le temps passer.

La comtesse baissa la tête. Il sentait bien qu’elle était tristesse, peut-être même fébrile. Elle dissimulait cela derrière un joli sourire. Elle avait reprit contenance. Jake approcha sa main de la sienne et la prit un instant et d’un murmure, il dit.

« Tout va bien se passer … Je penserai à vous. »

Et c’est là que le moment fatidique arriva annonçant la fin de cette soirée, la fin d’un rêve. Un doux rêve qu’il n’oublierait pas lui non plus. Gardant la main dans la sienne et il prit à son tour la parole.

« Lily, je n’oublierai jamais cette journée et notre soirée, pas comme notre rencontre aux écuries royales. »

Dans ces circonstances, il essayait tout de même de garder son humour. Une façon peut-être pour lui de cacher sa peine.

« Revenez-moi seine et sauve, je vous prie. Vous m’avez promis une course. »

Un petit clin d’œil, avant de relâcher sa main.

« Que votre nuit soit aussi douce que notre soirée et que vos songes vous apaise Lily. »

Il se leva pour débarrasser la table, plongeant une dernière ses azurs dans les émeraudes de Lily comme pour garder son doux visage un mémoire. La comtesse allait rejoindre sa chambre et trouver le repos de la guerrière. Ainsi se termine cette douce soirée. Une rencontre a marqué son esprit … et son cœur.


[ Le lendemain matin - Jour du départ ]

Jake s’était levé tôt comme à son habitude. Pour une fois, il n’avait pas prit le petit déjeuner au manoir avec ses enfants. Ils voulaient assister au départ de ses hôtes à l’auberge. Arrivé à l’auberge, Marie-Louise était déjà présente, elle l’avait devancer dans son idée. Le petit déjeuner avait été servit. Lily, Marianne et Mili était prête pour le départ. Ce fût le moment des au revoirs.

Mili vient à sa rencontre et le remercia encore pour son aide. Elle lui disait de prendre soins de lui, une phrase qui restait en travers de la gorge. Il avait toujours pris soins des autres, mais à part sa sœur Emilie, personne ne prenait soin de lui. Oh, il avait bien des amies mais cela ne remplaçait pas les soins d’une épouse. Malgré tout, il gardait contenance, répondant à son sourire.

« Revenez quand vous voulez, vous serez toujours la bienvenue A la Bonne Etoile. »

Un petit regard vers Malou, puis vers Lily alors qu’elle allait bientôt reprendre la route. Le garde du corps semblait attendre à la sortie.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 5:47



La veille au soir

Soirée qui s'achève trop vite, histoires racontées, pouvant paraître anodines, mais qui plaisaient à la brune, aimant ainsi la simplicité de ces soirées trop peu connues de "son" monde.
Une compagnie agréable et sincère, agrémentée de rire et de plaisanteries, qui lui font oublier l'espace d'un instant les tragiques moments passés... et à venir.

Tandis qu'il parlait, elle écoutait, sans quitter ses yeux. Il avait une façon de raconter les choses qui vous laissez voguer au gré de ses souvenirs, de façon à ce qu'on ait l'impression de s'y trouver.

Puis vint l'heure de l'au revoir, alors qu'elle devait aller chercher quelques heures de sommeil avant ce grand départ.
Qui sait si celui ci ne serait pas de moindre taille s'ils se faisaient repousser à peine entrer d'ailleurs.
Alea jacta est.

Puis encore des paroles dites, des promesses de retour, des demandes et attentes, des boutades faites pour atténuer les risques encourus.

Mains qui se tiennent légèrement et encore ces regards puis séparation.

Légers sourires sans mot dire, car ceux ci en disaient plus qu'il ne fallait, puis elle se dirigea vers sa chambre, le coeur lourd mais avec des souvenirs qu'elle porterait avec plaisir, qui atténueront ses angoisses.

Une fois dans sa chambre, elle se déshabilla et enfila sa robe de nuit et se mit en boule dans son lit.
Le sommeil vint tout de suite la trouver et c'est quelques heures plus tard qu'elle se réveilla d'une nuit sans rêve.


Le jour du départ


Un regard par la fenêtre. Henri était déjà devant avec les chevaux prêts, ainsi que tout ce qu'il fallait.
Maelchon ne devait pas non plus être loin.

Léger soupir, elle alla vers la salle d'eau pour les ablutions du matin, puis enfila une nouvelle tenue de cavalière, blanche, sa tenue Teutonique portant la croix de l'ordre.
L'épée avait également été sortie de sa malle, et elle l'accrocha à sa ceinture, à gauche.
A droite se trouvait la dague de Slarkoss, comme d'habitude.

Henri viendrait chercher le reste.

Elle n'arrivait pas à quitter la pièce, pourtant il le fallait.
Mais il manquait quelque chose...

Soudain un sourire se dessina sur son visage.

Elle retira de son cou la chaîne qui y pendait et à laquelle était accrochée la petite croix de Toulouse.
Puis elle prit un petit bout de parchemin, sur lequel elle griffonna quelques mots, et laissa le tout sur le lit.



Il trouverait sans doute tout cela rapidement...
Puis elle finit par quitter la chambre.

La jeune femme descendit les escaliers doucement, puis rejoignit ses amis devant l’entrée.

Elle les regardait faire leurs adieux à Jake, tout en restant légèrement en retrait, une boule dans la gorge.
Puis quand Mili, Malou et Henri eurent grimpé sur leurs montures respectives, avec l’aide d’Henri, la jeune femme fit enfin un pas vers Jake, le regardant, sourire aux lèvres, même si son regard était quelque peu parsemé de tristesse.
Elle lui prit les deux mains

Au revoir Jake. Je n’oublierai jamais ce que vous avez fait. Je vous dis à très bientôt…

Encore un regard puis elle recula afin de saisir les rênes d’Amistat, et monta dessus rapidement et avec facilité.
Une fois installée, elle le regarda encore, tandis que ses amis faisaient demi tour afin de prendre le départ

Ses lèvres mimèrent un « merci » puis elle fit claquer ses talons sur les flancs d’Amistat qui se cabra légèrement, et elle partit au galop rejoindre sa sœur, Mili, Henri, Maelchon, et tous ceux qui attendaient leur arrivée…


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 5:49



Après avoir saluer Mili et Malou, ce fût au tour de Lily. Elle s’approcha d’un pas léger, portant sa robe blanche à la croix teutonique, une épée à la ceinture rangée dans son fourreau. La guerrière était parée au combat, à châtier les hérétiques. Elle avait fière allure dans son uniforme. Jake avait un sourire aux lèvres contrastant avec ses yeux humides de tristesse.

Elle lui prit ses deux mains et se fut le moment des au revoirs, en espérant qu’il la reverrait très bientôt comme elle le disait. Il acquiesça à ces mots et répondit d’une voix triste.

« Au revoir Lily … »

Ni plus, ni moins. Il ne lâchait pas son regard émeraude alors qu’elle recula pour monter avec une agilité déconcertante sur sa jument. Une fois installée sur Amistat, Jake regardait la guerrière prête à en découdre. Les lèvres de Lily mimèrent un dernier merci avant que la brune s’éloigne au triple galop pour rattraper sa sœur et ses compagnons de route.

Jake fixait la silhouette de la cavalière disparaître au coin d’une rue. Il baissa la tête, le cœur serré. La reverrait-il un jour ? Qui sait ? Seul le Très-Haut pouvait le savoir, ou peut-être son ange gardien ?

Il entra à l’auberge et regarda la table vide où ils avaient dîner la veille, alors que Marie-Louise vient à sa rencontre tenant un parchemin et une chaîne avec une croix de Toulouse à la main. Elle les lui tendit et reparti à l’étage pour nettoyer la chambre et la salle d’eau.

S’installant à cette fameuse table, il tient le parchemin entre son pouce et son index, lisant et relisant plusieurs fois sa lettre, tout en tenant de son autre main le pendentif, ou son pouce caressait la croix de Toulouse. Ensuite, il passa la chaîne autour de son cou et la laissa pendre, rejoignant ainsi sa croix de baptême et l’alliance de sa défunte épouse.

C’est le sourire qu’il reparti vaquer à ses occupations. Il devait réviser ses notes pour midi, où il devait suivre un cours d’ingénierie navale à l’université, avec une pensée particulière pour l’aventurière Lily …


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 6:02



Ils avaient ralenti l’allure depuis quelques heures. La jeune comtesse en avait décidé ainsi, afin de ne pas trop fatiguer Malou qui était encore faible après l’attaque des angevins quelques jours auparavant.
La nuit était tombée, et seuls les quelques rayons de lune éclairaient les voyageurs.
Ils longeaient une forêt dense, allant au pas sur un chemin de terre qui portait la trace de nombreux passage tant elle était molle et marquée.

De temps en temps Lily jetait un regard à sa sœur, mais aussi à Mili, afin de s’assurer qu’elles tenaient le choc.
Ce voyage avait été un peu avancé mais ils ne pouvaient faire autrement.
Le brune avait même envoyé une demande de laisser passer à l’Anjou tout en sachant que cela serait refusé. Ce qui fut le cas, le Duc hérétique lui ayant renvoyé missive dans ce sens.
Mais il lui avait tout de même assuré de la clémence de l’armée angevine aux abords de Saumur.
C’était donc avec une angoisse moindre qu’elle parcourait cette longue route.

Quelque part au loin des oiseaux de nuit prirent leurs envols simultanément ce qui brisa le silence qui n’était auparavant qu’agrémenté des claquements de sabots des destriers au sol.
La demoiselle se dit qu’une bête sauvage avait dut les effrayer et n’y fit pas plus attention.

Bientôt ils purent apercevoir au loin quelques lumières qui annonçaient la ville.
Sourire de soulagement….

Tandis qu’elle levait les yeux au ciel pour remercier le Très Haut pour ce chemin sans encombre, le cheval d’Henri qui était en tête se cabra soudain.

Tous s’arrêtèrent, se regardant.

Mais aucun ne put réagir à temps.

De nombreuses montures avec leurs cavaliers armés surgirent de la droite, par un chemin qu’ils n’avaient pas vu.

Ils portaient les couleurs de l’Anjou.
L’armée.

Tous casqués, on ne voyait que leurs yeux flamboyant de méchanceté et d’envie de bataille et de sang.
Ils étaient trop nombreux. Lily cria

« Malou ! Mili ! Fuyez !!! »

Mais déjà ils chargèrent et Lily n’eut que le temps d’apercevoir un d’eux faire tomber sa sœur au sol…

Encore elle hurla

« Malouuuu!!!!!! »

Puis deux autres foncèrent sur elle, lames tendues.
Elle eut juste le temps de placer son bouclier devant elle, mais la force de l’attaque la propulsa au sol.
Allongée de tout son long, elle réussi à repérer sa sœur qui tentait tant bien que mal de remonter sur sa monture, puis des bruits de sabots, des hennissements, des cris de douleur.

Elle dut rouler sur le sol pour éviter de se faire écraser par les chevaux effrayés, et une pente qu’elle n’avait pas prévu la fit tomber de quelques mètres plus loin.
Elle se releva tant bien que mal tandis que les deux soldats l’entouraient, armes levées et un sourire carnassier aux lèvres.
La brune plaça son bouclier devant elle d’une main, et de l’autre elle se mit en garde.
Elle devait survivre et aller aider les autres.
Il faisait trop noir, et la douleur de la chute tiraillait tout son corps, mais elle avait vu pire.
Elle fonça lame tendue sur le plus proche, sachant pertinemment que son confrère l’attaquerait par derrière. Mais elle n’avait pas le choix.

Tandis qu’il déviait sa lame d’un coup d’épée, elle s’écarta rapidement afin de tenter d’éviter l’autre, mais l’arme s’enfonça dans sa cuisse droite et elle poussa un cri de douleur, tandis que résonnaient les rires des deux enfants du sans nom.

Un encore chargea profitant de sa faiblesse, mais elle réussit à esquiver, roulant au sol, et dans un effort surhumain elle parvint à lui envoyer la garde de son épée en plein visage, ce qui le fit reculer.

Au loin encore elle entendit des cris, mais ce n’étaient pas ceux de ses compagnons.
Celui qu’elle venait de toucher jura entre ses dents et partis rapidement vers le groupe qui se battait plus loin, sûrement pour venir en aide aux autres.

La jeune femme tenta de se relever mais tenait à peine debout. Elle sentait le liquide chaud couler de sa cuisse de part et d’autre.
L’épée avait dut la traverser.
Se servant de sa lame comme d’une canne, elle parvint tout de même à se maintenir droite, et tandis que le dernier soldat présent avec elle fonçait à nouveau, elle attendit sans bouger qu’il fut à quelques pas d’elle, pour relever son épée et le frappa avec force.

Hélas il avait paré le coup et la lame vint cogner avec puissance son bouclier, ce qui fit qu’elle se brisa en deux.

La jeune fille était maintenant désarmée et en sang.
Le jour était il donc venu ?

L’homme la regarda d’un air triomphant, mais il sembla quand même hésiter.
Lily le regardait. Elle avait baissé son bouclier, et s’était mise à genoux, main serrant sa médaille de baptême, elle était prête à mourir humblement.
Une larme roula sur sa joue, puis, d'une voix douce et étrangement claire, elle entonna le chant Teutonique

Rendons grâce au Très-Haut!

Nous sommes Tes humbles serviteurs spirituels.
Nous sommes Ton bras armé et intransigeant.
Ô Toi notre Juge et notre Créateur,
En Toi nous croyons et à Toi nous nous soumettons.

Nous nous en remettons à Ta sainte volonté,
Pour la Paix et la Justice, la Vérité et le Bien,
Pour la Foi et l'Espérance, la Vertu et la Tempérance,
Par le verbe ou par le fer, accorde-nous la victoire!

Déploie Ton bras divin au-dessus de nous,
Rends-nous forts et valeureux d'esprit et de corps,
Permets-nous d'éclairer les ténèbres du Sans-nom,
Sois le témoin de notre loyauté à Ton service.

Pour notre sacrifice accepte-nous en Ton sein,
Ne détournes pas le regard de nos âmes fidèles,
Et le jour venu délivre-nous de nos enveloppes sur Terre
Pour que de là-haut nous T'aidions dans Ta lourde tâche
Ainsi que nous le faisons de notre vivant.

Le soldat leva l’épée au dessus de sa tête, mais au lieu de la lui trancher, étrangement, il visa l’épaule qu’il transperça.
La brune cria encore et s’effondra au sol.
Lui repartit sans se retourner….


Quelques minutes passèrent…
Elle était allongée sur le dos dans l’herbe près du chemin. Le ciel était maintenant plus clair. Le soleil devait sans doute se lever…
Un miracle de la vie.

Se laisser mourir ? Pourquoi pas… Mais dans sa tête encore résonnait les cris de sa sœur.
Elle finit donc par se redresser avec beaucoup de mal, et avisa sa cuisse en sang.
Des gouttes de sueur causés par la fièvre montante luisaient sur son front.
D’un geste elle déchire sa cape et s’empressa de faire un garrot autour de sa cuisse, puis fit de même à l’épaule.

N’arrivant pas à se relever, elle se traîna jusqu’au bord du chemin.
Il n’y avait plus personne….
Des traces encore de la bataille, du sang au sol, mais personne…

Où étaient ils passés ?

Puis elle entendit du bruit derrière elle.
Effrayée, elle regarda et vit Amistat sortir de la profondeur des bois.

« Amistat…. Ma belle…. Où sont-ils passés… Où est Malou ? Mili…. Maelchon… et Henri… »

La jument s’approcha encore et vint frôler la tête de sa maîtresse en hennissant doucement.
La jeune femme, dans un effort ultime réussit à attraper les brides qui pendaient, puis se hissa sur la selle.
Une fois dessus, elle perdit connaissance.
Sa vie était maintenant confiée à sa fidèle jument…
Parviendrait elle à comprendre qu’elle devait retourner vers Thouars….

N’allez pas croire, c’est loin d’être idiots ces bêtes là…


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 7:43


Pnj de Jake


[ A l’Auberge ]

Boniface se tenait devant son Seigneur dans la salle commune de l’auberge. Jake avait fait appel à lui pour une mission d’observation. Il lui avait dit ceci.

« Mon ami, j’ai une mission de la plus haute importance à te donner, celle-ci demande finesse et discrétion. Je voudrais que tu suives la Comtesse Lily et son groupe d’amis qui sont parti il y a une heure. Tu ne devrais pas avoir de mal à les retrouver. Ils vont en direction de l’Anjou, mais avec les frontières fermées, je suis inquiet. Observe-les jusqu’à ce qu’ils franchissent les remparts de Saumur sans encombre. Et surtout, assure-toi qu’ils ne te remarquent pas.»

Le capitaine opina et répond : - Oui mon Seigneur. Vous pouvez comptez sur ma discrétion.

Et c’est ainsi que le colosse se prépara pour la mission. L’épée à la ceinture, les dagues à portée de main et sa fidèle arbalète. Il s’était vêtu d’une tunique sombre pour passer incognito pendant la nuit. Il avait prit quelques vivres dans sa sacoche de selle. L’officier enfourcha son étalon et parti en direction de l’Anjou …


[ Aux abords de Saumur, Anjou ]

Il y avait beaucoup de traces de passage au sol, ce qui rendrait difficile ses recherches mais il continuait son chemin à galoper. La nuit tomba et la lune éclairait à peine la forêt. Sa lueur perçait à peine les feuillages. Boniface du ralentir son avancée. Le sentier couvert d’un tapis de feuille le menait peu à peu vers Saumur. Il sorti enfin de fourrés quand il entendit une voix féminine hurler « Malou ». Il avança prudemment, la main sur son épée. Il vit plus loin les remparts de la ville, mais il entendit aussi bruits de combats, des épées et des boucliers qui s’entrechoquent.

Le seigneur lui avait bien dit de rester discret, de ne pas se fait voir. Alors profita de la forêt pour observer de loin la mêlée. Il y voyait une ombre blanche se battre contre deux autres sombres individus. La lueur de la lune éclairait la cape blanche où une croix noire de teutonique était cousue. Il les avait retrouvé mais étaient en fâcheuse posture. Visiblement, elle était seule, mais où étaient les autres ?

La dame se battait vaillamment frappant son premier adversaire qui para son épée avec la sienne, et en profita pour lui assener un coup, plantant son épée dans la cuisse de l’ombre blanche. Un cri de douleur retentit, ce qui fit réagir Boniface portant sa main sur son épée. Il fallait faire quelque chose pensait-il. Mais les ordres étaient clairs … Des ricanements lui parviennent alors à ses oreilles.

Boniface retourna à sa monture, décrocha son arbalète de la selle. Il revient derrière les buissons, prêt à tirer. Ca au moins, il pouvait faire. Il arma son arbalète d’un carreau, mais la situation avait changée.

L’ombre blanche était à genoux et entonnait un cantique avant que son agresseur lui donne le coup de grâce. Et au moment où le soldat angevin leva son épée, un carreau d’arbalète vient se planté dans son épaule, et ainsi le bras du tueur fût dévié mais vient transpercé l’épaule de la dame. Celle-ci poussa un dernier cri de douleur avant de s’effondrer au sol.

Boniface arma à nouveau son arbalète. Le carreau vient se planter cette fois entre les deux yeux de l’angevin qui tomba raide mort au sol.

Un long silence s’abattit dans la plaine, un silence de mort. Le colosse resta toujours à l’abri alors que les premières lueurs de l’aube venaient éclairer le massacre. Le corps de la jeune femme restait allongé au sol, sans bouger. Etait-elle morte ?

Et puis, tout à coup, miracle … le corps rampaient jusqu’à une monture. La bête poussa un hennissement. Et dans un ultime effort la dame grimpa sur son cheval et y tomba évanouie. Boniface sorti alors des fourrés sur son cheval, attrapa la bride de la jument et les conduits jusqu’à l’auberge …


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 7:46



[ Au Manoir de Valombre ]

Jake avait été suivre son cours à l’université mais avait eu bien du mal à se concentrer. Et le soir venu, il était rentré au manoir, attendant avec impatience le retour de Boniface. Le soir venu, il avait discuté avec sa fille Marie-Catherine. La friponne du bout de ses 3 printemps avait bien remarqué une nouvelle chaîne avec une jolie croix en or à son cou quand Jake l’avait couché au lit. Il lui raconta alors sa rencontre avec la comtesse charmante que lui en avait fait don. La fillette s’endormit assez rapidement avec des rêves plein la tête.

Jake commençait alors à tourner en rond dans le salon. Il fallait qu’il occupe son esprit. Le visage de Lily le hantait, mort d’inquiétude pour elle et sa soeur. Il se rendit à son bureau pour continuer ses recherches en astronomie. Mais il avait bien du mal à se concentrer. Et au lieu de travailler, il dessina le portrait de la comtesse sur un velin … La nuit avançait mais Jake était trop stressé qu’il ne voulait pas rejoindre ses pénates. Et finalement, c’est Marie-Louise qui le retrouva au petit matin la tête couchée sur son bureau.

« Avez-vous des nouvelles de Boniface ? » avait-il dit. Mais la soubrette fit non de la tête. Jake fit sa toilette et s’habilla, puis se rendit directement à l’auberge pour guetter le retour de son capitaine de la garde.


[ A l’Auberge ]

Le Manoir n’était pas loin de l’auberge. Il suffisait de traverser la place et de suivre la grande rue. Il vit alors la silhouette du colosse avec une autre monture devant l’auberge. Il reconnu sans mal la silhouette de Lily inconsciente sur Amistat. Son sang ne fit qu’un tour et accouru vers elle. Directement, Jake aidé de Boniface, attrapèrent le corps de la comtesse blessée. Ils la portèrent directement dans une chambre. Et entre-temps, Boniface lui raconta la mésaventure. Jake fût de plus en plus effrayé au fil de son récit.

Lily était à présent couchée sur le lit d’une chambre au rez-de-chaussée. Marie-Louise était présente également et lui avait apporter sa besace de médecin. Les soins allaient pouvoir commencer mais avant.

« Boniface, il faut retrouver Marianne, Mili et Henri … Va mon ami … Retrouve les moi et ramène les. Et prend Polux avec toi cette fois. »

- Oui mon Seigneur.

L’officier quitta l’auberge alors que Jake restait au chevet de Lily. Marie-Louise prépara l’infusion de lilas au cas où la vaillante guerrière se réveillerait. Jake, lui, prépara ses instruments de chirurgie tout en guettant le moindre signe de mouvement de sa chère amie.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 7:52




Subconscient

Plus de douleur, juste une douce chaleur. La lumière éblouissante qui frôle la peau et laisse un goût sucré sur les lèvres. Elle semblait flotter entre deux mondes, la souffrance ayant eut raison de son esprit, et laissant son subconscient prendre le dessus.
Ne plus quitter cet endroit utopique d’où ne fusent que rires et chansons, et où l’on ne voit que bonheur et plaisir.

Comme vêtue de soie et de velours, enrobée de douceur, elle était bien.
Des champs de blés rayonnant et des rivières chantantes, les visages de ceux trop vite disparus qui venaient la serrer dans ses bras, comme après une longue absence.

Mais trop vite la lumière disparaît et laisse place à l’obscurité. Trop vite le vent se lève et ses amis disparaissent, peu à peu.

Alors elle se retrouve seule dans ce champs qui a perdu de sa lumière. La pluie commence à tomber et ruisselle sur son corps.
Elle tremble de froid et cherche un échappatoire à cet enfer non voulu.
Puis hélas résonne ce rire redouté et encore il se retrouve face à elle.

L’homme au regard rouge et au sourire mauvais. Tout bas il murmure en la regardant

« Le jour viendra… »

Les larmes roulent sur les joues glacées de la brune, elle serra sa médaille si fort dans sa main que le sang perla au travers de ses doigts, tandis qu’il s’approche et pose une main sur son épaule.

« ça arrive…. »

Il serre son étreinte si fort qu’elle à l’impression qu’une lame traverse l’épaule, et alors qu’elle pousse un cri, il brandit son épée et lui enfonce dans la cuisse.

Le réveil

Ce rêve s’était fait alors qu’elle était allongée dans le lit à l’auberge, inconsciente et ne sachant pas encore où elle se trouvait.
Tandis que dans son esprit ces évènements se déroulaient, extérieurement, l’on pouvait voir son corps trembler à cause de la douleur et la fièvre, l’on put voir les larmes rouler sur ses joues, et sa main droite serrer si fortement sa médaille, qu’elle lui écorcha à nouveau la peau.
Puis quelques murmures « pas encore… » et la frayeur sur son visage encore si jeune.

Et enfin le cri de douleur et de désespoir qui finit par la sortir de ses songes.

Elle ouvrit les yeux ils étaient terrorisés, respiration saccadée , se retenant d’hurler tant elle avait mal.
Son regard croisa celui de Jake et encore elle gémit de douleur tout en laissant quelques sanglots sortir de sa gorge.

Les bandes de tissus qu’elle avait accroché à son épaule et à sa cuisse étaient maintenant trempées de sang, et sur son visage, l’on pouvait voir au niveau de la pommette un hématome prendre couleur.

Elle essaya de parler mais aucune parole n’arrivait plus à franchir ses lèvres, tant cela semblait douloureux de ce faire. Envie soudaine que ces souffrances s’abrégent et que tout se termine enfin…

Mais en même temps, la peur de mourir et l’envie de vivre restait encrée. Elle devait survivre.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 7:57



Regardant sa patiente allongée sur le lit, Jake était inquiet. En examinant son corps, il pouvait remarqué une bande de sa cape noué autour de son épaule et une autre à sa cuisse droite. Il remarqua aussi le front de Lily qui brillait à la lueur de la chandelle. Il déposa sa main sur son front et senti qu’elle était brûlante de fièvre.

Et tout à coup, le corps de la guerrière se mit à trembler, ce qui saisit Jake. Et puis, des larmes roulèrent sur ses joues, sa main droite vient serre sa médaille de baptême, comme si elle cherchait à se protéger. La médaille lui écorcha la main et une éraflure laissait perler du sang dans sa paume.

Jake était restait là en spectateur. La pauvre souffrait, et son visage était apeuré. Et puis, elle poussa un cri de douleur qui fit sursauter Jake. D’habitude, il savait rester distant à la souffrance de ses patients, mais avec Lily, c’était différent, il ne savait pas pourquoi. Il avait peur d’échouer. Il devait reprendre de l’assurance. Il était seul et devait compter que sur lui-même, et peut-être l’aide du Très-Haut.

Elle ouvrit les yeux terrorisés avec une respiration saccadée. Jake s’agenouilla à coté du lit, lui prenant sa main dans les siennes, soulagé qu’elle se soit réveillée, mais elle serrait les dents de douleurs. Elle tourna un peu la tête, croisant son regard avec le sien. Elle souffrait et se battait contre la douleur qui la rongeait.

« Oui, battez-vous Lily, je vous en supplie, battez-vous. Je suis là, je vais vous soigner … »

Tournant la tête vers la porte, c’était Marie-Louise qui arrivait avec l’infusion de lilas, tiède. Il lui pris des mains et s’assied sur le lit près de l’oreiller, passant son bras doucement sous la tête de Lily pour la soulever un peu et apporter la tasse à ses lèvres. Et d’une voix douce, il lui dit

« Buvez la tisane, cela va calmer la douleur. »

L’infusion coulait dans sa gorge alors que ses effets calmants commençaient doucement à se diffuser dans son corps. Une fois qu’elle avait vidé la tasse, Jake la donna à sa servante et celle-ci lui tendit un linge mouillé. Il tamponna avec douceur son front, puis y déposa la serviette, pour la soulager.

La soubrette était repartie en cuisine et revient avec une autre tasse, cette fois une infusion de tilleul. Il recommença à nouveau l’opération, relevant doucement la tête de son amie. Sa patiente buvait à nouveau son contenu. Jake la dévisagea de ses azurs rassurants, lui caressant la joue délicatement au passage. C’est à ce moment qu’il remarqua un hématome à la pommette.

Il tendit la tasse à la soubrette, se concentra à présent sur les blessures dont les bandes reprenait la couleur du sang. Par où commencer ? L’épaule ou la cuisse ? Jake opta de soigner les deux en même temps.

« Marie-Louise, je vais avoir besoin de vous. Vous soignerez la cuisse et moi l’épaule. »
La soubrette le fixa d’une air dubitatif et il ajouta. « Vous y arriverez, je vous guiderai. »

Jake glissa la tunique de son bras et enlève la bande de tissus rouge sang de son épaule et vient directement avec des charpies presser la plaie pour étancher l’hémorragie. Marie-Louise fit de même avec sa cuisse. Elle avait retiré ses braies pour avoir plus facilement accès à la cuisse blessée. Les deux blessures était presque les même. La lame avait transpercé de part en part la plaie. Ce qui rendit plus difficile l’arrêt de l’hémorragie. Jake reprit à nouveau des charpies propres pour refaire pression sur la plaie. Ensuite, il prit une étoupe pour nettoyer la plaie et drainer le sang.

Marie-Louise devient blanche et s’évanoui à la vue du sang. Jake fait une petite moue.

« Ah ! Ce n’est pas malin… » dit-il angoissé devant gérer la situation. Malgré tout, il gardait contenance et son sang froid pour continuer.

Jake apposa directement une compresse imbibée d’huile essentielle de lavande sur les plaies à l’épaule. Il s’approcha de la cuisse dont l’hémorragie ne semblait ne pas s’être arrêter. Le sang coulait au rythme des battements de son cœur. Jake attrapa des charpies et fit pression sur les plaies. Marie-Louise était toujours inconsciente au sol. Il devait parer au plus urgent. Un regard bref sur sa servante, puis sur Lily.

« Courage Lily … » lui dit-il sur un ton réconfortant.

Il reprit encore des charpies pour comprimer les plaies et des étoupes pour drainer le sang. La blessure ne semblait plus saigner. Heureusement, il ne semblait pas y avoir de fracture. Jake apposa alors autour de la cuisse une compresse d’huile essentielle de lavande pour calmer la douleur.

Entre-temps, il va chercher dans sa besace un flacon contenant des sels. Il l’ouvrit et vient le mettre au nez de la servante. Celle-ci reprit conscience et il l’aida à se relever doucement.

« Ça va aller Marie-Louise ? Allez vous reposer un peu dans la salle. Je vais terminer les soins. »

Regard doux vers Lily, le plus dur était fait. Le temps que les compresses agissent, il en profita pour soigner l’écorchure à la main nettoyant la plaie avec une décoction de souci et la désinfecta à l’aide d’huile essentielle de millepertuis.

Il prépara ensuite du fil de lin et l’aiguille courbe pour la suture. Il commença à recoudre la cuisse, d’un coté, puis de l’autre, tout en ayant jeta de temps à autres un regard bienveillant vers sa patiente. Il recommença l’opération à l’épaule à lui faire une suture à points séparés de chaque côté de son épaule. Il apposa alors un baume du chevalier St-Victor, désinfectant et cicatrisant sur les plaies, les faisant tenir d’un bandage enroulé autour des blessures.

Jake poussa un soupire de soulagement. Il avait bien cru ne pas y arriver. Se lavant les mains dans une bassine, il attrapa ensuite un pot à l’arnica. Il en prit une petite noisette au bout des doigts et vient masser doucement du bout des doigts la pommette à l’hématome. Il retira le linge sur son front pour l’humidifier à nouveau, et avant de le remettre en douceur, il se penche pour lui déposer un doux baiser sur son front. La chaîne avec la croix de Toulouse glissa de son cou et apparu devant les prunelles de Lily. Il la dévisagea avec un doux sourire, tout en rangeant le lit afin qu’il soit plus ou moins propre. Il tira enfin la couverture au pied du lit pour la couvrir et la border. Attrapant une chaise pour s’y asseoir un instant à son chevet, il lui dit d’une voix douce.

« Il faut vous reposer maintenant, je veille sur vous. » dit-il en prenant sa main entre les siennes.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 8:01



Son regard ne lâchait pas celui de Jake, comme si elle s’accrochait à cela pour ne plus sombrer dans ce monde effrayant qu’elle venait de quitter.
Il était comme une main tendue lorsque l’on se noie. Et elle ne voulait pas perdre pieds.

Il lui demandait de se battre. Et c’est bien ce qu’elle comptait faire. Mais elle avait si mal…. Et elle avait perdu déjà beaucoup de sang, ce qui l’avait encore affaiblit.
Il lui fit boire une sorte de tisane, qui la calma légèrement, atténuant de peu la douleur.
Elle se sentait légèrement dans les vapes mais la souffrance à l’épaule et à la cuisse la maintenait éveillée.
La demoiselle essayait de contenir ses larmes, mais elle avait tant supporté de malheurs ces derniers temps que c’était de plus en plus difficile.

Le linge humide qu’il déposa sur son front la rafraîchit quelque peu, puis il lui refit boire une autre tisane.
Intérieurement elle eut envie d’envoyer valser la tasse, de hurler de la laisser mourir, que cela ne servait à rien, et que si le Très Haut s’acharnait ainsi à la faire souffrir, c’est que peut être il était temps pour elle de partir.
Mais encore elle croisa son regard et ces pensées furent balayaient de son esprit. Elle sentit l’effleurement de sa main sur sa joue, et ce fut comme un instant de douceur au milieu d’un champs de bataille.
Elle but donc le liquide et reposa la tête, respirant avec difficulté, comme si l’effort l’avait épuisé.

Puis les soins commencèrent, et elle serra les dents tout du long, tentant de trouver le moyen de faire abstraction à cette douleur qui la rongeait de l’intérieur.
De temps en temps ses mains se crispaient sur les draps, les serrant si fort que si cela avait été la main de quelqu’un elle lui aurait sans doute brisé les os.

Parfois elle perdait connaissance, d’autres fois, lorsqu’elle rouvrait les yeux, c’est le regard de Jake qu’elle croisait, rassurant.
Puis quand il eut finit de recoudre les plaies, et que cuisse et épaule furent bandées, il s’approcha d’elle.
Doucement il appliqua une sorte de crème sur sa pommette. Ses lèvres se crispèrent légèrement.
Puis sans le quitter des yeux, elle le vit se pencher légèrement vers elle afin de retirer le linge pour l’humidifier.
Avant qu’il ne le replace, il déposa un baiser sur son front, et la brune aperçut comme un scintillement devant ses yeux.
La croix de Toulouse.
Elle ferma les yeux une seconde, si la douleur n’était plus présente, elle aurait sûrement sourit.

Puis il arrangea son lit et la couvrit avant de prendre une chaise et de s’asseoir à ses côtés.
Lui prenant les mains, il lui conseilla de se reposer et qu’il veillait sur elle.

Avec le peu de force qui lui restait, elle effectua une légère pression afin de serrer ses mains, et tourna doucement le visage pour le regarder.

Enfin elle réussit à parler, faiblement et par à-coups.

Je… je suis bien … contente… d..d’être tombée… de … cheval … devant chez v…vous l’autre jour….

Avec difficulté, elle parvint même à esquisser un sourire mutin, même si son regard restait voilé par la douleur.

Ses yeux se fermèrent, et pendant quelques secondes, on put croire qu’elle s’était endormit, mais elle les rouvrit

Merci… d’être là….

Puis encore un mot…

Malou….

Et cette fois ci, ses yeux se fermèrent encore, mais ne s’ouvrirent plus. L’épuisement avait eut raison d’elle et elle retournait dans ses rêves… En espérant qu’ils ne seraient pas encore une fois envahit d’obscurité…


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 8:06



La brune était courageuse. Elle ne bronchait pas aux soins que lui prodiguait son médecin, qui pourtant faisait tout son possible pour apaiser les souffrances de son amie. Amie … pourquoi la voyait-il ainsi à présent ? A peine quelques jours qu’il se connaissant et il sentait pourtant qu’une étrange relation s’était liée entre eux, comme si les épreuves que Lily traversait les avait rapproché. Il partageait sa douleur et son inquiétude. Une sensation étrange l’envahissait quand il était à ses côtés. Il n’aurait pu en définir la cause mais une chose était sur, c’est que cette sensation était douce et apaisante à la fois.

La patiente le suivait du regard à chacun de ses gestes apportés pour l’amener sur la voie de la guérison. Peu à peu, la douleur et le mal qui la rongeait s’atténuait grâce à la tisane et ensuite par les compresses. La guerrière serrait les dents et s’agrippa aux draps. Si elle souffrait de trop, il lui aurait fait mâché quelques feuilles de pavot pour l’endormir mais Lily était vaillante. Et puis, vu comme elle s’était réveillée, affolée, il ne préférait pas. Un mal mystérieux venait hanter son esprit quand elle dormait.

Sa patiente restait docile aux traitements qu’il lui donnait. Jake restait doux avec elle, peut-être plus doux qu’à l’accoutumée avec elle. Et quand, elle ferma les yeux, Jake s’inquiétait. Il lui aurait bien supplié de rester éveillé, de rester avec lui, mais elle rouvrait les yeux quelques instants plus tard. Il la dévisagea alors d’un regard rassurant et d’un sourire doux, pour l’aider à tenir.

Il en avait terminé avec les soins. Il tenait à présent sa main entre les siennes, assises sur une chaise. Elle pressa légèrement sa main dans les siennes, tout en le dévisageant, prenant la parole d’une voix faible et de façon saccadée Elle devait faire un effort tellement elle était affaiblie. Elle avait perdu beaucoup de sang et à cela, il ne pouvait rien y faire hélas. Seul le temps et une nourriture appropriée lui permettraient de reprendre des forces.

Elle lui murmurait faiblement qu’elle était contente d’être tombée de cheval devant chez lui l’autre jour. Etait-ce la providence ? Sûrement. Jake croyait au destin et pour lui rien n’arrivait par hasard. Jake esquissa un sourire aimable à ses paroles alors que la brune lui fit son petit sourire mutin.

« Vous avez un ange qui veille sur vous … » dit-il en regardant un bref instant le ciel, pour se replonger ensuite dans l’immensité de ses prunelles émeraude.

Il pressa à son tour sa main entre les siennes alors que Lily ferma ses paupières. Jake avait cru qu’elle partirait dans ses songes mais elle les rouvrit pour lui remercier d’être là. Un nouveau sourire apparu sur ses lèvres, se penchant pour porter sa main à ses lèvres l’effleurant d’un baiser, la baissa et se redressa. Lily termina par un mot pour sa sœur. Malou …

Jake lui répondit « Boniface va la retrouver …Vous pouvez dormir en paix. »

Il avait confiance en son capitaine, pas pour rien qu’il était le plus haut gradé. C’était un pisteur hors pair. S’il y avait bien un homme qui pouvait retrouver quelqu’un, c’était bien lui.

Lily ferma les yeux pour de bon cette fois, la plongeant d’un profond sommeil. Jake lui adressa une prière pour que son sommeil soit réparateur et que Boniface puisse retrouver sa sœur et ses compagnons sein et sauf.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 8:11

[Quelque part en forêt près de Saumur]

Marianne se bat avec la force du désespoir cette fois ce n'est point aussi facile. Sa blessure n'est point totalement guérit et la gêne dans ses mouvements qui ne sont point comme ils auraient dû être. Mais elle tient bon en pensant à Gustave qui est en convalescence et qui lui a demandé de lui revenir entière. Comme elle le voudrait mais elle se fait attaqué sur deux front et sent ses forces l'abandonnée.

Au loin elle entend la voix de Lily qui lui crie de fuir mais comment le pourrait-elle avec ses deux sbires qui l'assaillent de tous les côtés. Elle fini par se libérer de l'un deux en le pourfendant avec son épée mais le second revient à la charge avec une telle rage qu'elle croit bien que cette fois elle ne saura y échapper.

Elle voit la lame qui s'approche dangereusement de son flanc une nouvelle fois. Elle pare le premier coup mais le second elle chancelle légèrement et la lame fait son chemin dans son corps au moment où elle-même porte un coup fatal à son adversaire du moins le croit-elle en croisant son regard effaré.

Que le Très-Haut te pardonne d'avoir attaqué un de ses défenseurs car sans doute ne fais-tu que suivre les ordres qui te sont données pense t-elle. Puis au moment juste avant de s'effondrer elle dit en levant les yeux vers les cieux.

- Que Ta volonté soit faites et non la mienne.

Dans une semi-inconscience elle revoit des images de son passé. Dans sa tête tout se déroule à une vitesse effarante elle se revoit toute petite courant sans soucis dans la prairie non loin de la demeure familiale. Puis elle revoit son jumeau James qui s'amuse à la taquiner mais cela ne lui fait rien car elle aime ces jeux avec lui. Puis elle revoit la petite Lily qui court après un petit chaton. Ses parents qui les regardent en souriant et sa mère berçant la petite Iphigénie sur ses genoux. Pourquoi se rappelle t-elle de ses souvenir là juste à cet instant précis, serait-ce un signe? Tout cela n'est surement que son imagination qui lui joue un tour, car elle est bien loin de cette quiétude en ce moment.

Le goût du sang lui monte à la bouche au moment où son corps retombe en avant. Les visages apparus un peu plus tôt s'effacent pour ne devenir que des ombres menaçantes.

Elle se traîne sous un sous bois et sombre dans l'inconscience total. Elle se sent toute légère tout à coup et ne ressent plus ni la douleur, ni la fraîcheur de la nuit. Pour elle c'est comme si elle sortait de cette écorce qui était son corps pour s'en libérer. Un visage cependant surgit à nouveau dans sa pensé son cher amour l'homme qu'elle devait épouser sous peu. Ce qui eut pour effet de la faire revenir un peu plus à la réalité mais pour une très courte durée.

Où se trouvaient donc ses compagnons, elle n'arrivait plus à distinguer tellement sa vue était brouillée. Plus un bruit ne se faisait entendre est-ce qu'elle était vivante ou était-elle parti pour ce grand voyage qui la mènerait vers le Très-Haut elle n'aurait vraiment point su le dire. Elle aurait voulu crier le nom de sa sœur mais si l'ennemi était encore tapis dans l'ombre il sauraient sans doute qu'elle n'était point morte et il viendraient sans doute achever ce qu'il avaient commencé. Aussi garda t-elle le silence. Elle s'enroula dans sa cape se protégeant de son bouclier qui par miracle était rester intact ce qui n'était point le cas de son épée qui s'était cassée dans le corps de son adversaire...

Combien de temps elle devra t-elle attendre avant que la mort vienne. Elle y était résignée sachant que ses blessure si elles n'étaient point soignées rapidement l'y mènerait, elle ne saurait le dire. Pourtant elle tentait de toute ses forces de se maintenir en éveil, si quelqu'un venait pour la secourir sait-on jamais. La seule chose qu'elle pouvait faire étant de prier pour qu'une personne la ramène dans un endroit sûr. Elle était épuisée son corps la faisait atrocement souffrir et elle perdit à nouveau contact avec la réalité bien malgré elle...

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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 8:20




[ Quelque part en forêt près de Saumur ]

- Oh ! Pouah ! Autant chercher une aiguille dans une meule de foin ! disait ce vieux bougre de Polux cherchant après d’éventuels corps dans la forêt.

- Pense que tu cherches de la bière, ça te donnera peut-être plus de motivation. rétorqua son officier.

Pour la petite histoire, Boniface et Polux avait reçu pour mission de retrouver Marianne, la sœur de Lily, et de préférence sein et sauf. Alors cette fois, les deux hommes avaient prit le tombereau, histoire de transporter les blessés dans de meilleures conditions. Ils avaient voyager au plus vite en direction de l’Anjou, se rendant près de Saumur. Une fois à l’orée de la foret, ils avait planqué le tombereau derrière quelques arbres.

Boniface avait retrouvé le lieu du massacre, les corps d’angevins jonchait le sol mais pas de trace de teutonique. La capitaine avait repérer quelques traces de pas qui menait vers la forêt. Il s’y dirigea en compagnie de Polux qui bavardait tranquillement.

- Je me demande pourquoi on les appelle angevins. Ce sont des anges qui boivent du vin ?

Et l’officier lui fit signe de se taire, suivant la piste qu’il avait trouvé.

- Oh ! C’est même pas amusant. Je me demande pourquoi j’ai du venir. J’étais bien à roupiller dans ma couche.

- CHHHUUUUT

Et le ventre bedonnant de Polux poussait quelques borborygmes, venant troublé à nouveau le silence. Boniface se tourna vers lui, lui lançant un regard glacial. Les deux hommes se séparèrent alors cherchant après des tuniques blanches.

Polux avançait doucement dans les fougères quand tout à coup, il aperçu un lapin. Les yeux du moustachu s’illuminèrent tout en pensant déjà à son repas. Un bon lapin à la bière. Il s’approcha a tâtons près de sa proie, mais une branche craque sous le poids du ventre à pied et le lapinou galopa au plus vite pour s’enfuir fasse au vilain géant qui voulait en faire son repas.

- Oh mais je vais t’avoir toi ! Eh mais revient !

Polux grommelle et courra après le lapin quand il trébucha sur quelque chose …


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 8:25



[ Quelque part en forêt près de Saumur ]

Boniface était aux aguets, il suivait la piste, remarquant des branches coupées avec une lames et sang coagulé sur des feuilles. La piste le conduit peu à peu vers un sous-bois. Il remarqua le corps d’un angevin. A voir la peau blême, il devait être mort depuis peu. Et non loin, son regard affûté remarqué une silhouette blanche allongée au sol, un bouclier posé dessus.

Il s’approcha au plus vite espérant que le corps inanimé soit bien celui de la jeune femme qu’il cherchait, mais surtout qu’elle soit encore vivante. Du sang couvrait le sol autour du corps. Cela semblait mal parti. Boniface fit une grimace et tout à coup, Polux surgit de nulle part, se prenant son pied dans le bouclier et tituba. Boniface le rattrapa de justesse par le bras et le tira.

- Corne de bouc ! T’as failli chuter sur le corps de notre patiente.

Polux ne dit mot le regardant tout penaud.

- Va chercher le tombereau et moi je lui administre les premiers soins … Eh soit discret !

Le garde acquiesce et parti aussitôt. Il se demandait pourquoi il lui demandait d’être discret. Polux ne l’était jamais. Il s’accroupit et tourna la corps de la jeune femme portant la tunique de teutonique. Elle avait un petit air de famille avec la brune. Ca devait être elle.

L’officier remarqua une large blessure au flanc qui saignant à petite goûte. Il approcha sa tête de son visage pour voir si elle respirait encore. Son souffle était faible. Elle était encore en vie, heureusement. Il sortit un bandage de sa besace et l’enroula autour de l’évanouie.

Polux arrive avec le tombereau. Les deux hommes attrapèrent la civière et y déposèrent la guerrière blessée et vient l’apporter au tombereau.

- Polux, je te laisse les rênes, allons-y

Boniface resta auprès de la patiente endormie alors que le tombereau prenait la route vers le Poitou, vers l’auberge de leur Seigneur et maître.

Le retour en ville s’était plutôt bien passé. Ils avaient su éviter de justesse une patrouille angevine avant de passer la frontière sans encombre. Ils roulèrent jusqu’à la ville et se rendirent à l’auberge. Arrivé devant l’entrée, ils déchargèrent la civière et menèrent directement le corps dans une chambre sur un lit avait que la dame reçoivent les meilleurs soins du médecin Jake.


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Carnet de route
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