Domaine des Von HALTEN

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 Carnet de route

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Marianne

Marianne

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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 8:28

[Encore sur la route entre Saumur et Thouars]

Marianne reprend peu à peu conscience lorsqu'elle sent une haleine chaude sur son visage. Elle ouvre les yeux pour voir d'où venait celle-ci et aperçoit deux naseaux. Tout proche d'elle, couché à ses côtés elle reconnait sa belle Indy, sa jument Alezane qui la suit depuis fort longtemps.

- Ma belle ... je n'ai même point ... la force... de te caresser...tu ne m'as point... abandonnée. Je suis ... contente...de t'avoir... près de moi... Surtout en ... ce moment.

Elle tente de sourire même cela lui est pénible et fini dans un rictus de douleur... Il lui faut pourtant faire quelque chose sinon elle risque fort cette fois d'y rester. Elle pense à Lily , Gustave ne sachant point trop si elle pourrait les revoir à nouveau. Son amie Mili aussi, surement qu'elles avaient dû réussir à s'en sortir. Peut-être, étaient-elles partie et lui enverraient-elles du secours. Marianne se mit à espérer de nouveau mais la douleur était vive et se faisait ressentir dans tout son corps.

Pendant un de ses moment de lucidité, elle avait réussi à arrêter le sang de couler provisoirement avec un bandage de fortune. Ses cours d'infirmière l'avait bien préparée à une telle éventualité. Mais si elle bougeait ne serait qu'un peu celui-ci s'écoulait à nouveau et le bandage de fortune deviendrait rapidement désuet. Elle tentait donc de ne point trop le faire, afin de reprendre un peu de forces. Celles-ci cependant s'amenuisaient au fur et à mesure que le temps s'écoulait

Il lui semble entendre des bruits dans le lointain ou était-ce proche. Lorsque l'on est à moitié conscient tout nous parvient de façon étrange. Est-ce la réalité ou son imagination elle ne puis point le dire. Soudain elle voit Indy qui se lève et semble faire un écran de protection.

- Tout doux ... ma belle... peut importe qui ... cela peut être... Je suis trop blessée pour avoir peur et la mort.... serait sans doute....une solution très douce...

Mais Indy ne bronchait point se contentant de frapper le sol de ses sabots et rester à ses côtés. Puis Marianne ne vit point qui approchait ni si cette personne était amie ou ennemie. Elle sombra a nouveau dans l'inconscience...

[Le retour à l'auberge après qu'on la retrouve]

Elle ne se rappelle point ce qui se passa par la suite et comment elle était parvenue en ville. Elle ne sentait plus sous son dos la raideur du talus sur lequel elle reposait dans le sous-bois. Elle ressentait qu'on lui avait refait son bandage surement. Elle aurait voulu ouvrir les yeux mais craignait de le faire. Elle préférait attendre un peu pour savoir si elle reconnaissait des voix avant. Comme elle ignorait l'endroit où elle se trouvait cela était plus avisé. Même si son esprit était encore dans la brume elle se demandait si sa jument était toujours tout près...

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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 8:33



[ Dans la chambre de Malou ]

Il venait de quitter la chambre de Lily avec une certaine appréhension. Pourquoi s’inquiétait-il autant pour elle ? Il se rendit de suite dans la chambre voisine, ouvrit la porte et vit la sœur de Lily allongée sur le lit. Les deux gardes étaient toujours présents dans la pièce.

« Bon boulot capitaine, et vous aussi Polux. Vous pouvez retourner vous reposer au manoir à présent. »

Les gardes le saluèrent et quittèrent la chambre. Le médecin ferma la porte et s’approcha du lit, examinant sa nouvelle patiente et afficha une grimace quand il vit que la blessure était au même endroit que la veille, au flanc. C’était affreux à voir. Il murmure à Malou même si elle ne l’entendait pas.

« C’est bien malin Malou, je venais de vous recoudre … Maintenant, vous allez avoir une vilaine cicatrice. »

Il tâta son front qui était brûlant de fièvre. Et en plus, ça devait s’être infecté. Cette fois-ci aux grands maux, les grands remèdes pensait le médecin. Il sorti de la chambre, se rendit à la cuisine chercher une tisane de lilas, et un autre de tilleul. Il regarda dans sa malle de médecin, cherchant après un pot.

« Mais où est donc ce pot à thériaque …Ah le voilà ! »

Cette poudre était précieuse, un remède miracle qui soigne bien des maux. Elle était d’autant plus miraculeuse que la recette était tellement compliquée car sa composition contenait plus de 50 ingrédients. Heureusement, il en avait reçu don récemment pour son Ostel-Dieu de Poitiers toujours en construction.

Avec ça, Malou pouvait s’assurer d’une guérison rapide et totale, du moins si elle restait au lit pour se reposer. Jake revient dans la chambre avec un plateau et déposa le tout sur la table de chevet, déposant sa besace de médecin non loin. Il sorti tout ce dont il avait besoin, bandes, charpies, étoupe, aiguille courbe et fil de lin pour recoudre la plaie.

Un regard amical vers sa patiente, il espérait qu’elle se réveille pour lui faire boire les tisanes. Sinon, il devrait trouver un autre moyen pour soulager la douleur durant l’opération …


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 8:35

Marianne senti qu'elle n'était point seule elle entrouvrent légèrement les yeux et voit deux silhouettes qui lui sont inconnues. Elle les referme aussitôt pour ne point que l'on ne s'aperçoive qu'elle reprenait peu à peu conscience. Puis une voix lui parvint, celle-ci par contre ne lui est point inconnu serait-elle de nouveau à l'auberge chez le médicastre qui l'avait soigné la première fois?

La conversation lui parvenait par bribes elle avait perdu beaucoup de sang en peu de temps. Son corps réclamait sans doute un peu de répit. Il lui sembla entendre quelques choses comme...

Citation :

« C’est bien malin Malou, je venais de vous recoudre … Maintenant, vous allez avoir une vilaine cicatrice. »


Était-ce le rêve ou la réalité chose certaine elle ne pu y répondre. La fièvre eu une nouvelle fois raison de ses limites. Elle sombra à nouveau dans l'inconscience pour un petit moment. Lorsqu'elle ouvrit les yeux à nouveau il n'y avait personne mais un doux parfum de fleur semblait régner dans la pièce. Sans doute des roses fraîchement coupées. Elle tenta de faire un petit mouvement pour se tourner la teste vers l'endroit d'où lui parvenait semble t-il celle-ci. Mais une douleur se fit ressentir dès qu'elle essaya de bouger un peu aussi arrêta t-elle son geste.

Elle ne savait point depuis combien de temps elle était là et où se trouvait donc les autres. Elle espérait bien qu'ils aient pu s'en sortir et qu'ils soient en lieux sûrs. Elle resta allongée les yeux fermés essayant de ne point trop bouger afin de ne point réveiller la douleur qui semblait s'être endormie.

Quelque temps plus tard, la porte s'ouvrit de nouveau et elle sentit malgré qu'elle eu les yeux fermer que l'on venait vers elle. Elle entendit quelques bruits de choses que l'on déposent sur une table puis la personne s'approcha d'elle. Elle ouvrit les yeux il était là c'était bien sa voix qu'elle avait entendu un peu plus tôt.

- Jake! ... Je...m'excuse...de...n'avoir...point...suivi...vos...pré...cieux...conseils. Lily...avez des nouvelles... et les autres? Je ... suis... dé...solée de vous ...donner des..soucis... de plus...

Puis elle n'eut plus de force pour continuer elle avait la gorge asséchée.

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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 8:43



[ Dans la chambre de Malou ]

Jake avait tout préparé sur la table de chevet. Posant son regard sur Malou, il espérait un petit signe, qu’elle ouvrirait les yeux un instant, et oh miracle, sa prière fût exaucée. La demoiselle ouvrit les yeux, parlant d’une voix faible et saccadée. Elle s’excusait. Ah mais, ce qu’il lui avait conseillé était uniquement pour son bien. Si elle préférait jouer à la guerrière héroïque pensant que le Très-Haut la protégerait de tout, c’était bien mal connaître notre bon Seigneur. Jake répondit malgré tout d’une voix douce et amicale.

« Vous avez beaucoup de chance Malou que mes gardes vous ont retrouvé surtout. Lily est également ici, seine et sauve, ainsi que votre alezane. Pour ce qui est de vos autres compagnons, mes hommes ne les ont pas trouvé. Pas de traces de votre amie Mili. Elle a du s’enfuir sans doute. Enfin, assez parler. Je vais vous soigner à présent.

D’abord, je vais vous redresser pour boire les tisanes. Une au lilas pour calmer la douleur et atténuer l’hémorragie et celle de tilleul pour baisser la fièvre. Ensuite, je vais pouvoir vous soigner. »

Jake passa son bras sous sa tête et l’aida à se redresser doucement, apportant à ses lèvres la première tasse. Elle bu son contenu à petite gorgée. Ensuite vient la deuxième. Il redéposa délicatement sa tête, lui faisant un sourire chaleureux et rassurant. Il prit un linge dans une bassine d’eau et la tord, avant de la déposer doucement sur le front de sa patiente.

Il enleva un premier bandage, celui que Boniface avait enroulé autour de son ventre, ensuite, il remarqua une compresse qui avait du arrêter l’hémorragie. Une chance pour elle … Jake fronça les sourcils se demandant si la demoiselle ne lui cachait pas quelques talents.

« Dites-moi, est-ce vous qui avez mit cette compresse sur la plaie ? Celle-ci vous a sûrement sauvé la vie. »

Il prit à porter de main charpies et étoupe, ainsi qu’une compresse qu’il imbibait d’une décoction de souci. Il retira doucement la compresse protectrice. Ce qu’il craignait arriva, le sang se remit à couler. Jake attrapa des charpies et pressa la plaie, retirant le sang autour de la blessure. Prenant l’étoupe, il draina le liquide rouge. La compresse de souci à présent allait nettoyer la plaie. Le médecin fit une petite moue. Cela allait être vraiment délicat à recoudre.

Il attrapa une autre compresse cette fois imbibée d’huile essentielle de lavande afin d’endormir la douleur et d’apaiser Malou. C’était à la fois apaisant par sa fraîcheur mais aussi par l’odeur qui se répandait dans la chambre. Son parfum préféré … Il attrapa ensuite l’aiguille courbe et le fil. Cette fois, il ferait une suture sur bourdonnet. Chaque point est passé en U, en glissant dans la boucle du U, avant de serrer le point. Ainsi, la suture serait plus solide. Il s’appliquait donc à recoudre la plaie à la hanche tout en regardant de temps à autres sa patiente pour lui donner courage..

Ensuite, il prépare un cataplasme à thériaque. Il la déposa sur la plaie et l’entoura d’une bande tout autour de son ventre. Celle-ci couvrait ainsi la hanche et tenait le cataplasme en place.

« Voilà, reste à prier que le cataplasme agisse. Par contre, je devrai le changer plusieurs fois afin d’être sur que la plaie ne s’infecte plus jusqu’à sa cicatrisation. En attendant, vous devrez vous reposer. Plus question de vous battre pendant un bon mois ma chère ! »

Tel était les conditions de sa rémission. Elle avait frôlé la mort deux jours de suite. Il ne fallait pas qu’elle abuse avec chance, car parfois la roue tourne. Il rangea le lit et ses affaires afin que Malou puisse se reposer. Il la couvrit ensuite d’une couverture et la borda, un sourire amical aux lèvres.

« Il faut vous reposer à présent. Faite tinter la clochette sur la table de chevet si vous avez besoin de quoique ce soit, Marie-Louise ou moi-même viendront aussitôt. »

Il mit sa besace en bandoulière, prit le plateau sur la table de chevet et sortit de la chambre, se rendant à la cuisine. Au passage, il jeta un œil vers Lily et le vieil homme qui conversait. Quand il croisa ses mirettes émeraude, il lui fit un sourire rassurant, hochant doucement la tête. Signe que sa sœur s’en était sortie.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 8:44

Marianne acquiesça lorsqu'il lui demanda si elle avait posé la compresse. Elle lui répondit d'une voix faible.

- Oui j'ai appris...lorsque j'étais infirmière à l'armée... très utile de savoir...

Puis elle ne dit plus rien et fit ce qu'il demandait en buvant ces breuvages dont le goût était bien loin de celui qu'elle préférait mais Marianne savait qu'elle devait les prendre pour pouvoir guérir plus rapidement.

Il commença à faire son travail et elle serrait les dents ne voulant point montrer que cela lui était douloureux de toute manière il devait surement bien le savoir. Lorsqu'il eut fini elle était à bout de ses forces et n'espérait plus que dormir un bon coup pour les reprendre aussi rapidement que possible.

Il était délicat et l'installa confortablement lui indiquant comment le rejoindre lui ou son assistante au besoin. Puis elle le regarda sortir de la chambre ensuite elle referma les yeux et s'endormit presque aussitôt. Sans doute ce qui lui avait fait prendre devait être en partie responsable.

Elle était rassurée pour Lily et espérait qu'elle saurait la voir bientôt mais pour le moment c'est le sommeil qui gagnait la partie...

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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 8:49




[ Marciac, une terre à la croisée des frontières ]

Terre gasconne, béarnaise, armagnacaise ? La hérauderie ne le savait pas elle-même, en grand discussion sur le devenir des terres. Jake avait donc prévenu son intendant à Marciac de s’occuper du prochain déménagement vers le nouveau fief.

Nestor était assez mitigé à devoir quitter ces terres dont il s’était habitué. Les serfs étaient serviables et appréciaient leur Seigneur Jake qui leur avait donné un travail en échange de provisions sans devoir leur imposer une taxe. Seulement, il y avait quelques problèmes depuis la semaine dernière que Nestor voulait confier à son maître. De plus, il avait une bonne nouvelle à lui annoncer.

Dans un bureau, le vieil homme prit sa plume et commença à écrire soigneusement sur le velin sa missive.


Citation :
Mon Seigneur,

C’est une bien triste nouvelle que vous m’avez apprise, mais je suppose que vous avez tenté de trouver une issue favorable à ce problème épineux avant de m’en informer. Je sais combien ces terres vous son cher et le sentiment que vous devez éprouver à les céder. D’ailleurs, j’ai dès lors prit les dispositions pour préparer et organiser le déménagement. Malheureusement, nous manquons cruellement d’hommes. J’ai bien pris soins du catafalque de Dame Sehanne et le préparer pour la procession qui la mènera dans sa nouvelle demeure.

D’autre part, je dois vous informer d’une nouvelle bien fâcheuse. Cela fait plusieurs jours que des bêtes disparaissent sur vos terres. Et n’ayant plus d’hommes d’armes pour enquêter, je me trouve dans une position délicate. Le peuple réclame plus de sécurité sur les terres. La rumeur des badauds aurait vu des braconniers non loin du Castel. Cela est bien inquiétant ...

Sinon, la récolte de l’orangeraie est exceptionnelle et les cépages promettent de bonnes vendanges, si le temps reste clément. En espérant que nous puissions récolter le raisin avant le déménagement.

Concernant les nouvelles de la Gascogne, c’est le calme plat au salon des feudataires. J’ai bien transmis votre lettre d’allégeance au héraut Gasconha. Des décisions draconiennes sont prises à l’encontre du peuple gascon les empêchant d’embaucher une journée dans leur champ afin de favoriser la fréquentation des mines. J’avoue que ce choix du Duc et de son conseil me laissent perplexe. Je le trouve même absurde.

Enfin, je me réjouis de vous annoncer mes prochaines accordailles avec Dame Pétronille. Je souhaiterais avoir votre bénédiction sur notre future union. Nous nous faisons vieux et nous voulons nous unir devant le Très-Haut avant de rendre l'âme. Nous espérons d’ailleurs votre présence à ces réjouissances.

Pétronille se joint à moi pour vous faire part de notre profond soutien et nous espérons que les héritiers de Valombre et la mesnie se porte au mieux.

Votre très dévoué,
Nestor



L’intendant apposa son cachet sur le pli et vient le donner à un coursier accompagner d’une bourse pour la paye. Le messager quitta aussitôt le castel en direction de Poitiers.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 8:54



[ A l’Auberge ]

Un messager arriva devant l’auberge A la Bonne Etoile, laissant sa monture à l’abreuvoir et se dirigea vers la porte d’entrée lorsqu’il croisa un vieil homme qu’il laissa passer avant de s’engouffrer lui-même dans la salle commune. Il se dirigea vers le comptoir à la recherche du propriétaire des lieux.

Entre-temps, Jake avait pu se rafraîchir et se laver les mains suite à ses deux interventions chirurgicales. Il voulait se servir une petite coupe de vin de Marciac quand un homme vient l’accoster au comptoir. Celui-ci lui parla dans sa langue natale, le gascon.

- Bonjorn, qu'étz lo Sénher òc Marciac ?
« Oc. »


L’homme sorti une missive et la déposa sur le comptoir, puis l’homme s’incline devant le seigneur et quitta l’auberge comme il était venu. Jake décacheta la lettre et en prit connaissance. Nestor lui annonçait des nouvelles bien fâcheuse. Il devrait prendre rapidement une décision pour enrayer le braconnage sur ses terres. C’est vrai qu’il avait du demander à Polux de le rejoindre. La dernière fois, Nestor lui avait évité le pire. Le garde avait voulu se pendre dans la grange mais la poutre avait cédé, bien malgré lui. En fait l’intendant avec scier la poutre mine de rien. Et face à cet état de dépression, Jake lui avait demandé d’envoyer Polux à Poitiers. Au moins, il aurait un œil sur lui. Et depuis, le garde avait retrouvé sa joie de vivre, … et de la picole.

Il pensait aussi au catafalque à déplacer. Il n’aurait jamais pensé qu’un jour, il devrait le déménager. Ses terres étaient si chères à leur cœur. Les armes de Marciac avaient même une signification sentimentale pour eux. Deux clés adossées, ouvrant chacune leur cœur, et les cinq losanges représentaient les enfants que souhaitait avoir le couple. Jake tentait de contenir ses larmes comme si le sort s’acharnait sur lui, mais n’y arriva pas. Sehanne était toujours là, présente dans son cœur, mais malgré tout, celui-ci restait ouvert, pas pour prendre sa place mais pour écrire une autre histoire. Il espérait qu’un jour, il puisse rencontrer une femme aussi noble de coeur et pieuse que sa perle Sehanne.

Ainsi donc, il allait recevoir une nouvelle livraison d’oranges. Jake avait eu une bonne idée de cultiver ce fruit bien juteux et sucré. Un délice pour les papilles. Il ne restait plus qu’à croiser les doigts pour une dernière cuvée de vin de Marciac. Les nouvelles de la Gascogne lui font ni chaud, ni froid. Après tout, Poitiers, était devenu sa nouvelle demeure et il s’y sentait bien, en paix avec ses enfants.

Un grand sourire s’afficha aux lèvres quand il apprit les accordailles de l’intendant et la gouvernante. Ils formaient un beau couple tous les deux. Il serait même heureux d’annoncer la nouvelle à Isabeau, la fille de Pétronille et préceptrice de la petite Marie-Catherine. Il avait gardé le meilleur pour la fin. Sacré Nestor …

Il releva la tête du velin, le sourire figé mais les yeux et les joues perlées de larmes. Il voyait alors Lily seule qui semblait patienter. Il prit un mouchoir en tissu dans sa poche et se tamponna les yeux, et frotta les joues. Ensuite, il croisa ses azurs brillants avec les siens lui gratifiant d’un sourire aimable. Il se servit ensuite cette coupe de vin histoire de fêter cette bonne nouvelle. Un mariage en perspective ?

Après un échange de regard entre le médecin et sa patiente, échange de sourire entre deux amis … puis une petite coupe de rouge où il trempa ses lèvres, alors qu’il sentait le regard de la brune toujours posé sur lui et puis, il retourna à ses pensées … de douces pensées s’imaginant dans son jardin à Marciac où il avait fait planter bon nombre de variétés de fleurs, des tulipes, des roses, des lys, etc. Et au milieu de ce paradis trônait la tour de lierres, surnommé la Tour Sehanne. C’était dans cette tour que la blonde passait la plupart de son temps, dans son atelier de peinture. Il lui avait donné son nom en hommage.

Il s’imaginait dans ce havre de paix à marcher dans ces grandes allées de graviers rouges, entouré de verdure et de fleurs multicolores aux milles senteurs. Il lui semblait tenir la main d’une ravissante demoiselle, brune … au regard émeraude captivant et au sourire mutin … Le vent caresse leurs visages d’une douce brise et les doux rayons du soleil venaient les réchauffer. Ils avancèrent sur petit pont de bois surplombant un lac où des cygnes et des canards nageaient en toute liberté.

Promenade dans ce lieu idyllique, rêverie d’un instant, fuyant un moment les soucis du quotidien. Marciac lui manquait et le fait de perdre ces terres qu’il avait tant chérie, le rendait triste. Il revient peu à peu à lui, buvant une nouvelle gorgée de vin, tourna la tête vers Lily qui a disparue.

« Comment ça disparue ? Dans son état ? Par la barbe d’Aristote ! » jura-t-il en pensant tout haut.

D’un bond, Jake se leva de son tabouret et se dirigea au pied de l’escalier pour interpeller sa servante.

« Marie-Louise, avez-vu ma patiente Lily ? »

Une petite voix se faisait entendre à l’étage lui disant - Non Sire !

Jake grommelle, fixant la porte d’entrée de l’auberge, puis posa son regard sur les deux chaises. Non, elle n’est tout de même pas sortie ? pensait-il commençant vraiment à s’inquiéter. Réflexe de médecin, il attrapa sa besace, puis retourna à l’escalier.

« Marie-Louise, je vous confie Malou ! Qu’elle ne s’échappe pas ! »

Et sans attendre sa réponse, Jake mit sa besace en bandoulière et se rua vers la sortie de l’auberge, se retrouvant sur la place. Par où était-elle partie ?

« Sanctus Miguaël, aide-moi je te prie ! » dit-il en levant son regard au ciel sans nuage. Un soleil de plomb répandait sa fournaise sur la ville. Machinalement, il glissa sa main sur la croix de Toulouse.

Il pensa d’abord à faire le tour du pâté de maison avant d’aller plus loin. Peut-être la verrait-il dans une des ruelles non loin. Vu son état, elle ne pourrait aller bien loin. Il tourna dans une ruelle, pas de traces de Lily. Il s’inquiétait de plus en plus. Les blessures risquaient de se rouvrir et elle était affaiblie. Il continua à courir se cognant à un passant.

« Oh pardon … » disait-il les yeux scrutant la moindre robe blanche. Et il prit une autre rue où il y avait du monde, voyant une brune à la robe blanche de dos. Il s’approcha posa la main sur son bras.

La jeune femme tourna la tête, dévoila sa beauté sans pareille, une tignasse brune bien grasse qui pendait le long de sa poitrine, un joli furoncle sur le nez et arborant un sourire édenté.

- Bonjour mon mignon, mais dis donc, c’est qu’t’a un beau crépion toua ! Viens mon beau, fo*tre avec moi, ma fémerie va bien s’occuper de ton pendeloche !

Elle passa ses bras autour de son cou approchant sa bouche édentée pour une papouille à l’haleine cadavérique. Jake était un peu hébété face à la situation plutôt cocasse, tournant la tête de justesse évitant ainsi le supplice du baiser et se glissa sous les bras se dégageant de son étreinte.

« Non merci mademoiselle ! Je me suis trompé de personne … »

Manquait plus que ça, une puterelle. Il fuit au plus vite la donzelle qui semblait lui lancé un regard noir. Il s'encours au plus vite espérant retrouver sa patiente, la jolie comtesse Lily.



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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 9:01

Il semblait à Marianne qu'elle avait dormi pendant des jours entiers en se réveillant parfois lorsque l'on venait lui donné des soins pour changer ses bandages, puis elle se rendormait presque aussitôt. Mais était-ce vraiment la réalité ou juste une illusion du à sa fièvre? Sans doute que ce que l'on lui donnait à boire en était la cause. Comme on voulait la garder immobile le temps de la guérison c'était là le meilleur moyen avec elle il faut dire. Dans sa famille l'immobilité étant une chose des plus rare pour ceux qui les connaissaient bien.

Elle regarda autour d'elle cherchant à y découvrir quelque chose de familier. Une présence ou autre chose elle n'en savait trop rien encore. Puis elle vit un bouquet de fleur qui était déposé sur la table près de son lit de-là venait cette odeur qu'elle avait ressenti en s'éveillant elle sourit de cette charmante attention elle qui aimait tant celles-ci.

Elle pouvait maintenant bouger avec un peu plus d'aisance sans avoir trop mal. Il lui fallait tout de même rester prudente afin que tous les soins reçus soient efficaces. Dans sa teste lui revenait plusieurs questions cependant. Où était donc tout le monde, il lui semblait que cela faisait une éternité qu'elle n'avait point eu de nouvelles de son tendre amour, de sa sœur et de ses Frères d'armes.

En plus de son tendre et sa chère Lily, une autre personne l'inquiétait au plus haut point c'était leur guide à tous l'Ordensmarschall Hobb qui avait été laissé pour mort lui aussi que lui était-il donc arrivé depuis? L'avait-on trouvé et soigné en un autre endroit? Tout comme Gustave elle n'avait point de nouvelles. Comme elle aimerait qu'ils fussent icelieu sous les soins de Jake ils reprendraient surement des forces rapidement eux aussi.

Elle repensa à la femme de Hobb justement qui avait fait une retraite juste un peu avant le premier combat qui avait blessé mortellement son époux. Comment sa bonne amie Hellvyra prendrait la chose ne trouvant point son époux au retour de celle-ci. La connaissant bien elle savait qu'elle chercherait à le trouver par tout les moyens. Y parvenir serait chose difficile mais connaissant son courage et sa volonté elle ne doutait point que son amie y parviendrait.

Si elle-même n'avait point su trouver son tendre n'étant point faute d'avoir essayer mais plus une immobilité forcée n'aidant point à la recherche. Il lui faudra être calme et guérir comme il faut ensuite elle pourra reprendre ses recherches. Elle n'était point le genre de personne à s'avouer vaincu au moindre obstacle qui se présente sur sa route.

Elle repoussa un peu les couvertures son chemisier avait été retiré et de toute manière étant en lambeaux était fort peu utile en ce moment. Dans son inspections des lieux elle avait remarqué que l'on avait eu la délicatesse de déposer ses effets personnels au pied de son lit sur une grosse malle. Il lui faudrait tout de-même faire de grands effort pour parvenir à s'y rendre.

Elle prit appuie sur le rebord du lit pour se lever. Comme cela faisait plusieurs jours qu'elle était au lit ses jambes tremblaient légèrement le temps de reprendre un peu de leur forces. Pour cela elle resta un petit moment assise serrant un peu les dents et faisant un peu bouger les extrémités de ses jambes de façon à y faire circuler le sang avant de se lever pour ne point chuter dès qu'elle sera debout.

Elle sentait de petit picotements ce qui était un bon signe en soi pour ce qu'elle voulait faire. Même si le pied du lit n'était point très loin fallait tout de-même s'y rendre de façon sécuritaire. Elle était elle-même téméraire mais point jusqu'à l'inconscience du danger que cela pouvait comporter.

- Allez Marianne un petit effort tu y es presque.

Elle se glissa lentement hors du lit fit quelques pas hésitants tout en restant tout près de celui-ci pour ne point aggraver son état par une autre chute. Elle parvint à destination son front perlait de sueur dû au efforts mais elle avait réussi. Un petit sourire de contentement se dessina sur son fin visage encore plus mince qu'autrefois à cause de son manque de nourriture solide sans doute. Mais elle n,en avait cure pour le moment ce qui importait était de prendre un chemisier convenable, ce qu'elle fit.

Le mettre serait une autre pair de manche cependant pour ne point avoir trop de mal. Ses braies étaient devenues un peu plus grands et menaçaient de tomber si elle ne parvenait point à remettre sa ceinture pour les maintenir. Elle fit le chemin inverse avec le chemisier il lui serait plus facile de le mettre un fois qu'elle aurait repris place dans le lit et beaucoup moins risqué que de le faire à cet endroit avait-elle pensé

Le chemin du retour fût moins difficile que précédemment puisque maintenant le sang circulait à nouveau dans ses jambes. Elle remonta dans le lit et s'installa sur le rebord pour mettre son chemisier. Le passer par dessus sa teste fût le plus pénible car elle devait lever les bras ce qui tirait sur les plaies encore fragiles. Mais elle y parvint tout de-même après de nombreux efforts qui l'épuisaient beaucoup. Elle aurait pu demander de l'aide mais pour qui la connaissait bien savaient qu'elle ne dérangerait personne si elle se sentait capable de le faire par elle-même.

Une fois que cela fut fait elle se recoucha satisfaite surtout que les efforts fournis n'avaient point semblé avoir causer de dérangement puisque le bandage était resté immaculé. Elle avait le front couvert de sueur mais était tout de même heureuse d'avoir accompli tout cela. Elle referma les yeux un petit moment et attendit que l,on vienne la revoir. Elle en profiterait alors pour s'informer de l'état de santé des autres si elle pouvait seulement avoir des nouvelles cela la rassurerait sur leur sort....

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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 9:14



Jake venait de sceller son velin à la cire rouge. Il était toujours installé au comptoir, attendant le retour de sa patiente. Il se servit à nouveau une coupe de vin rouge, trempa ses lèvres dans le breuvage, sentant le liquide alcoolisé glisser dans sa gorge. Les yeux humides et brillants, il s’inquiétait pour Lily. Dans son état, il n’était vraiment pas conseiller de sortir. Mais qu’est-ce qu’elle lui avait prit de partir ainsi ? Il aurait du être plus vigilant … enfin, ce qui est fait est fait. Le cœur serré, il reprit une nouvelle gorgée de vin, se faisant toujours du mouron pour elle. Et s’il lui était arrivé quelque chose ? Et là il eu un pincement au cœur, un sentiment de culpabilité d’être reparti. Il aurait du rester au cas où il faudrait la soigner sur place. Jake fit une petite moue, serrant les dents.

Et tout à coup, la porte de l’auberge s’ouvrit violemment. Jake sursauta sur son tabouret et se retourna aussitôt. Il reconnu sans mal le blond avec Lily dans ses bras qui semblait évanouie. L’homme la déposa sur une table faisant valdinguer bougeoir et fleurs au sol. L’urgence était de mise. Il prit la parole s’interrogeant s’il était bien Jake, puis il lui demanda son aide. Jake acquiesce, révélant son identité.

Le blond se pencha sur elle, un regard doux pour son aimée affichant un sourire aux lèvres malgré la situation, et puis lui offrit un baiser sur ses lèvres. Jake tourna la tête un instant. L’homme lui adressa à nouveau la parole, alors Jake le dévisagea d’un regard neutre, le visage impassible. Il lui lançait un regard froid, menaçant, ponctuée de ses paroles tout aussi glaciales. Jake répondit cette fois.

« Ne vous inquiétez pas Messire, j’ai pour habitude de ne pas laisser mes patientes agoniser … mais dites-moi, vous êtes vous-même blesser ? … »

A ce moment, il avait eu de la compassion pour cet inconnu. Pas le temps de lui proposer des soins également que l’homme se retourna et sorti rapidement de l’auberge pour disparaître et se fondre dans la populace … Eh oui, Jake soignait tout le monde, sans autre forme de procès, du moins, si le patient était consentent. Une fois que le blond était parti, il fallu un certain temps pour que Jake réagisse. Tout s’était passé si vite. Jake secoua la tête et prit encore une gorgée de rouge.

D’un pas pressant, il se dirigea sur la table où était déposé Lily, la prit dans ses bras musclés sentant son bras tiraillé un peu mais cela restait supportable. Il grimpa les escaliers et conduit l’évanouie dans la chambre étoile, celle qu’il lui avait offert pour son premier séjour à l’auberge. Quand il y pensait d’ailleurs en montant dans les escaliers, cela allait être la troisième fois qu’il allait la soigner. Sacré Lily, il lui faudrait un médecin attitré tellement elle était casse-cou.

Croisant dans le couloir, Marie-Louise qui avait fait le ménage dans les chambres, il lui dit.

« Ah ! Vous tombez bien, pouvez-vous aller voir comment ce porte Malou je vous prie ? Je vais m’occuper de l’évadée. »

C’est dans ces moments là, où tout tournait mal que Jake arrivait à garder son sang froid et à garder son humour. Sans doute parce qu’il avait connu bien pire ? La servante vient lui ouvrir la porte, puis acquiesça et disparu au rez-de-chaussée pour se rendre au chevet de la sœur.

Jake pénétra dans la chambre et vient déposé délicatement Lily sur le lit à baldaquin. Un regard aimable vers elle, il dit tout bas.

« Et cette fois, vous ne vous enfuyez pas hein …vous ne bougez pas, j’arrive ! »

Elle devait être inconsciente, sans doute ne l’entendrait-elle pas. Il sortit de la pièce, fermant la porte derrière lui. Les clients de l’auberge ne devaient pas venir la déranger. Il descendit chercher sa besace de médecin et un pot à thériaque. Il se rendit dans la cuisine et chercha après un pot déposer sur une étage. *Verveine, non, Tilleul, non, Jasmin, non plus. Pavot ah le voilà *. Il ouvrit le pot et en prit quelques graines au creux de sa main. *Avec ça, elle va bien dormir.*

Il remonta à l’étage, entre dans la chambre et ferma la porte derrière lui. Il déposa les graines sur la table de chevet, déposa sa besace sur une chaise et en sorti la poudre thériacale, et prépara les cataplasmes. Il voulait être sûr que ses blessures ne se soient pas infectées. Il voyait bien à travers la robe blanche quelques taches rouges de sang. Cette fois, il la mettrait au repos forcé. Il ne tenait pas à ce qu’elle prenne de nouveau risque. C’était pour son bien, il en allait de sa propre santé.

« Je vais prendre soins de vous Lily. Vous m'avez promis une course à cheval ma grande … »

S’occupant d’abord de la cuisse, il retira les bandes enroulées tout autour. Il posa une serviette sous la cuisse pour ne pas salir le drap, ensuite, il retira l’onguent délicatement. La suture avait tenu mais un peu de sang coulait de la plaie. Il se retourna un instant, cherchant dans sa besace une fiole et imbiba une compresse d’une décoction de souci pour nettoyer les plaies. De temps en temps, il jeta un œil bienveillant sur sa patiente guettant le moment où elle se réveillerait. Il apposa ensuite délicatement le cataplasme à thériaque, ensuite remit un bandage propre le serrant modérément d’un nœud.

L’épaule à présent, plus délicat. Il tourna doucement la patiente sur le coté afin d’avoir son épaule accessible. Il glissa doucement la robe de son épaule pour atteindre le bandage. Il le retira doucement et recommença l’opération, en nettoyant les plaies avec une compresse de souci et y apposa le fameux cataplasme miracle à la thériaque. Il refit son bandage et rhabilla l’épaule dénudée de sa patiente.

« Et voilà, la demoiselle casse-cou est soignée. » dit-il d’une voix douce et le sourire aux lèvres, malgré l’inquiétude dans son regard azuré.

Il la recoucha sur le dos délicatement, glissant la couverture sur elle, en la bordant. Il rangea ensuite ses affaires dans sa besace. Il se rendit ensuite à la cuisine, préparer une tisane à la menthe, il attrapa un vase contenant un joli bouquet de roses blanches au passage et remonta à la chambre, refermant la porte derrière lui. Il déposa la tasse et les fleurs sur la table de chevet. Il vient ensuite s’asseoir sur la chaise, restant près du lit pour veiller sur la guerrière qui lui en avait fait bien voir ces derniers jours, mais il ne lui en voulait pas outre mesure.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 9:17



Marie-Louise terminait de passer un coup de balai dans la dernière chambre. Elle comptait se rendre à la cuisine quand elle fût interpellée dans le couloir par son maître. Un sourire aux lèvres, regard baissé et l’écoutait lui dire.

« Ah ! Vous tombez bien, pouvez-vous aller voir comment ce porte Malou je vous prie ? Je vais m’occuper de l’évadée. »
Et avec sa voix douce et naturelle, elle lui répondit - Oui Sire Jake, j’y vais de suite.

Et la demoiselle opina de la tête avant de descendre rejoindre la salle commune. Un sourire se dessina sur ses lèvres. *L'évadée ... toujours aussi plaisantin.* Elle déposa son balai dans le débarras de la cuisine. Ensuite elle se servit un bon verre de jus d’orange. Elle le méritait bien après tant de labeur. Elle s’inquiétait tout de même pour Dame Lily qu’elle avait aperçu dans les bras du médecin. Elle eu une pensée affectueuse pour la comtesse si aimable et souriante avec elle.

Elle déposa son verre de jus d’orange et en servit un autre, cette fois pour Marianne. Elle se rendit aussitôt à sa chambre verre en main. Elle ouvrit la porte et s’approcha de la patiente qui avait les yeux fermés. Elle déposa le verre sur la table de chevet. Quelque chose l’inquiétait, en voyant le front brillant de la demoiselle à la lueur des bougies. Ferait-elle encore de la fièvre ? La soubrette attrapa alors le linge dans la bassine d’eau, le tord bien et vient tamponner doucement son front avec, puis l'y déposa.

- Mademoiselle Malou ? disait-elle d’une voix aimable, cherchant à la sortir de son sommeil.

Peut-être avait-elle soif ou faim. Marie-Louise était une demoiselle serviable toujours au petit soin avec son prochain. Jake avait beaucoup de chance de l’avoir pour domestique. Elle attendait un petit signe de Malou, sourire aux lèvres, restant debout auprès du lit.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 9:21



Madeleine était occupée à avec Marie-Catherine a préparer des crêpes dans la cuisine. La fillette semblait bien s’amusé à entendre ses rires. Isabeau veillait sur le petit Johan au jardin. Il faisait beau alors il fallait en profiter. Elle lui avait mis un petit chapeau pour se protéger du soleil. Le chérubin marchait bien à présent bien qu’il tombe de temps en temps. D’ailleurs, Isabeau le vit tomber et l’enfant pleura de grosses larmes.

- Oh pauvre chou ! dit-elle en accourant et le prenant dans ses bras pour le cajoler.

En le dévisageant, elle remarqua un bouton rouge sur son front. Isabeau était toute affolée, sentant son front chaud. Elle avait peur qu’il fasse la varicelle comme Marie-Catherine quelques mois plus tôt.

Elle le tenait bien dans ses bras et se dirigea de suite à l’auberge traversant la place de la fontaine Olyviia, et longea ce qui deviendrait bientôt l’Ostel-Dieu et emprunta la rue Saint Hilaire. Elle arriva ainsi A La Bonne Etoile et ouvrit la porte d’un coup sec.

- Jake ! Jake ! Johan est malade ! criait-elle dans la salle commune, mais personne n’y était présent
- Mais où ils sont tous ? dit-elle sur un ton plus bas en grommelant.

Vraiment inquiète, elle se dirigea vers la cuisine, espérant croiser son maître mais personne non plus.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 9:26



Au jardin du Manoir, Pom ! pom ! pom ! Je marchais dans le jardin, je voyais le zolies fleurs et l’herbe toute verte. Youpla boum ! oh le zoli zoiseau … oh mais ze veux le toucher moi. Je tends la main dans l’air et court. Oh ze vole ahhhhhh badaboum !

- OUUUUUUUUUIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNN

Isabeau accourut alors et me prit dans ses bras bien doux et me berça. Oh je suis bien contre sa poitrine moua ! Et Johan arrêta de pleurer dévisageant la préceptrice de ses prunelles saphir. Celle-ci lui caressa le front.

Euh mais que passe-t-il, ze veux rester au zardin moi. Ze veux encore attraper les oizeaux. Eh ! Où elle me conduit ? Ze traverse la rue dans les bras d’Izabeau et ze vais dans une grande salle où la dame me crie dans les z’oreilles. Je mets mes mains dessus. Nomého ! Mais où elle m’emmène ?

Le petit bonhomme gigotait dans les bras d’Isabeau. Eh mais ze veux marcher moua ! Peut-être elle m’amène voir Papa ?

- Papa ? disait-il avec un rire enfantin.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 9:31

Marianne entendit la porte s'ouvrir mais gardait toujours les yeux fermés. Elle sentit que l'on s'affairait près d'elle puis on lui déposa un linge frais sur le front. Puis une voix douce qu'elle reconnaissait pour être celle de l'assistante femme à tout faire de messire Jake.

- Je ne dors point douce Marie-Louise si je puis me permettre. Je rois que la fièvre semble avoir baissée. J'aurais juste peut-être envie de m'asseoir un peu si vous voudriez bien m'y aider. J'ai trop abuser de mes forces en allant changer de chemise.

Elle la regarde avec un sourire timide sachant qu'elle n'aurait surement point du se lever seule.

- J'ai bien l'impression que messire Jake ne serait point tellement content d'apprendre la chose aussi peut-être serait-il mieux qu'il n'en sache rien. Malgré qu'il est très perspicace et il devinera sans doute.

Ne connaissant point trop la damoiselle elle ne savait point comment elle prendrait la chose.

- Je ne veux point cependant vous mettre mal par devers lui. Je vois que cela peut vous ennuyer donc oublier ce que j,ai dit à l'instant. J'assumerai les conséquence de mes gestes soyez sans crainte.

Alors que Marie-Louise l'installait confortablement, Marianne tourna la teste et aperçut le verre de jus de fruit et comme elle avait la gorge un peu sèche lui dit:

- C'est charmant à vous de m'avoir apporter à boire justement j,en ai un peu besoin en ce moment.

Elle la remercia de tous ses bonnes attention et lui fit un vrai sourire cette fois en prenant le verre qu'elle lui tendait...

Alors qu'elle prenait une gorgée de son jus de fruit elle cru entendre du bruit.

- Je crois qu'il y a quelqu'un en bas il me semble avoir entendu quelqu'un. Peut-être vaudrait-il mieux aller voir si ce n'est point une personne qui a besoin d'aide.

Elle la vit sortir laissant la porte entrebâillée...

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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 9:33



Encore une fois ses yeux s’étaient fermés. Tout irait bien, il la sauverait. Et alors qu’il attendrait qu’elle soit guérit, il resterait près d’elle, puis lui avouerait que tout ce qui avait été dit n’était que malentendu, que c’était faux et qu’il n’avait jamais été celui qu’il disait être.
Le sourire de la jeune femme réapparut, pour disparaître aussitôt quand elle se rendit compte qu’elle n’était plus dans ses bras, mais sur une table, ou quelque chose de similaire.
Elle rouvrit les yeux et aussitôt son regard plongea dans celui de Maelchon qui était penché au dessus d’elle.
Son sourire…. Cela voulait il dire que tout était arrangé ? Mais ses yeux semblaient différents… Puis les mots qu’il dit…. Non… Pourquoi adieu… Ce n’était pas vrai… Il n’était pas mauvais, c’était impossible…
Et ses lèvres vinrent déposer sur les siennes un dernier baiser.
Elle n’entendit pas le reste, tout ce qu’elle ressentait, c’était une partie de son âme, de son cœur, qui s’en allait avec lui.
Comme si on lui serrait la gorge au point que des vertiges se firent ressentir, comme si une lame transperçait son cœur et n’en sortait jamais plus.
Elle aurait voulu crier mais c’était impossible.
Il était déjà parti… Au fond d’elle-même elle hurlait son nom, tandis que s’en sans rendre compte, elle replongeait dans l’inconscience.

Bien que plongée dans celle-ci, elle avait une certaine conscience de la réalité. Aussi sentit elle qu’encore on la soulevait, et encore elle se trouva dans les bras de quelqu’un. Les gestes étaient doux et sûrs.
Pourtant elle savait que ce n’était pas Maelchon.
Puis l’homme qui la portait s’adressa à quelqu’un et la jeune femme reconnut la voix de Jake. Dans son semi sommeil elle prononça doucement son nom

« Jake… »

Puis il la déposa avec douceur sur le lit, et elle ne perçut plus rien. Pendant qu’il la soignait, elle avait quelques visions d’une ruelle sombre, puis des cris féminin, du sang sur les murs, un rire inconnu. Puis une lumière aveuglante, et enfin le noir.
L’obscurité avec quelque chose de rassurant…
Une douce chaleur l’envahit tandis qu’elle sentait comme une caresse soyeuse l’effleurer.
Jake venait de déposer le drap sur elle après avoir terminé ses soins.

Elle essayait de sortir de ses songes, de s’obliger à ouvrir les yeux, mais c’était si difficile. Accepter la réalité, lui faire face, et comme d’habitude, faire ce qu’elle avait toujours réussi : vivre avec un passé douloureux et se dire que le lendemain ne pourra qu’être plus beau.
Mais pourtant la veille encore elle ignorait la vérité et donc cette fois ci, elle était consciente que c’est le futur qui sera sans doute plus difficile à vivre.
Mais il le fallait.

Alors encore une fois, la jeune femme tourna le dos à la fin, et doucement ses yeux s’ouvrirent.
La première chose qu’elle vit fut Jake assis à ses côtés.
Malgré tout ce qu’elle lui avait fait endurer ces derniers jours, il était encore là.

Un petit sourire apparut au coin de ses lèvre malgré la tristesse de son regard et elle lui murmura

Je suis désolée…

Puis son regard glissa sur la croix de Toulouse qu’elle lui avait donné quelques temps plutôt avant de se reporter sur ses yeux. Etrangement, une question lui vint à l’esprit, question sans doute puéril, enfantine mais déchirante quand on savait le passé de la demoiselle

La vie… Est-ce qu’elle peut être belle ?


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 9:38





[ Chambre de Lily ]

Il l’avait amené dans sa chambre. Et quand il discutait avec sa servante, il crut entendre Lily l’appeler mais son éveil fut hélas de courte durée et s’évanoui à nouveau dans les limbes. Alors le médecin prit soin de sa patiente. Il lui avait changé ses bandages et appliqué de nouveaux cataplasmes pour éviter les risques d’infection. Il ne savait pas trop où Lily était partie lors de son escapade alors dans le doute, il préférait être sûr de la guérir au mieux.

Il avait terminé ses soins et l’avait recouverte d’un drap et d’une couverture. Bordée, elle pouvait désormais dormir paisiblement. Jake veillait sur elle. Au début, il avait ses yeux rivés sur elle, observant son doux visage, chaque trait, alors que son esprit vagabondait, et peu à peu il fixait la fenêtre où la lumière venait nimber la chambre de sa douce lueur.

Jake repensait à ce que lui avait dit son amie Kiliana. Elle était peut-être celte mais il respectait ses croyances. La discussion fut instructive. Ils avaient longtemps conversé sur les soins que pouvait apporter les pierres et les minéraux. Finalement, le savoir druidique n’était pas si différent de celui de Ste Hildegarde. Et puis, autre chose de troublant. Les quatre éléments qui dominent le monde avait une place prépondérante dans la culture druidique mais aussi pour Hippocrate et sa théorie des humeurs qui dominait encore la médecine à notre époque.

Mais la conversation la plus intéressante était les croyances des celtes pour la mort. Jake sentait toujours cet ange gardien bienveillant qui veillait sur lui depuis le décès de son épouse. Et cet ange, il pensait que c’était elle. Alors quand Jake avait confié son ressenti à Kiliana, elle lui avait dit que chez eux, le fait de penser trop au défunt empêchait son esprit de partir vers de l’Autre Monde. Et que Sehanne se serait donné pour mission de le guider à trouver une autre femme qui prendrait en quelque sorte sa place dans son cœur. Et ainsi, son âme pourra alors reposer en paix. Jake était dubitatif à ces paroles. Le fidèle aristotélicien qu’il était pensait évidement que son épouse reposait au Paradis Solaire. Mais si Kiliana avait raison ? Cela voudrait-il dire qu’il l’empêchait de reposer en paix ?

Etrange sensation qui le gagnait en pensant à cette histoire mais il revient vite à la réalité quand il entendit le doux murmure de la voix de Lily, s’excusant. Je suis désolée disait-elle. Jake tourna la tête, la dévisagea de son regard azuré voilé de tristesse et afficha malgré tout un sourire sincère.

« Ce n’est rien … » lui répondit-il d’une voix calme et douce.

Aux paroles qu’il avait entendu prononcer par l’homme blond, celui-ci lui avait bien dit adieu. Ne reviendrait-il plus ? Si c’était pour encore voir Lily, meurtrie, effondrée, anéantie. Oh ça non ! Il était certes médecin. Il pouvait soigner la plupart des blessures physiques mais celle du cœur, c’était tout autre chose. Oh, il aurait pu la réprimander de s’être enfuie de l’auberge mais ce n’était pas le moment. Et puis, cela servirait à quoi ? A pas grand-chose car la brune le savait très bien. Il s’était inquiété pour elle, plus que de raison mais il lui pardonnait tout de même.

Les prunelles émeraude de Lily le fixaient et vient à lui poser une question existentielle. La vie… Est-ce qu’elle peut être belle ? Oh la réponse était simple. Pour Jake, la réponse se trouva un étage plus bas, dans les bras d’Isabeau. Johan était son rayon de soleil. Et quand il le regardait sourire ou rigolait, tous ses soucis s’envolaient et la plénitude s’installait alors dans son cœur. Il devait pourtant répondre à cette question. Jake se pencha doucement, venant prendre sa main dans les siennes et lui sourit doucement. Et toujours sur le même ton, il répondit.

« Oui Lily … La Vita E Bella ! » quelques mots d’italien qu’elle comprendrait sans nul doute. Bon, son italien était vraiment limité et son accent devrait sûrement la faire rire. Et il enchaîna alors sur une réponse plus complète, parlant avec son cœur.

« Vous avez une sœur merveilleuse qui vous aime. Rien de tel de se sentir entouré, de se sentir aimé par sa famille, par ses proches et par ses amis. L’amour et la tendresse des êtres chers à votre cœur peuvent vous rendre la vie belle. »

Il ne parlerait pas de l’amour d’un homme, d’un compagnon. Les circonstances ne se prêtaient pas suite à la rupture déchirante qu’elle venait de vivre. Il restait ainsi là, à la regarder écoutant ses nouveaux propos. Il voulait rester auprès d’elle. Il voulait veiller sur elle. Il voulait être l’ami qui porterait fièrement la croix de Toulouse, un gage d’amitié fort et pur. Etait-cela la signification de son don ? Il voulait y croire …


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 9:40



Marie-Louise venait de déposer un linge humide sur le front de sa patiente. Elle prenait bien soin de Malou qui avait été retrouvé agonisante en pleine forêt par ses amis Boniface et Polux. Et puis, la demoiselle ouvrit les yeux et prit la parole.

- Oh … je vois. Je vais vous aider à vous s’asseoir Mademoiselle.

Ainsi, elle s’était levée pour changer de chemise. Décidément, les patientes de Sire Jake était du genre à faire qu’à l’heure tête. Elle cherchait même à la soudoyer à présent. Marie-Louise devait-elle se prêter au jeu pour autant au risque de recevoir le foudre de son maître ? Pourquoi pas pensait-elle affichant un sourire malicieux et complice …

- Cela restera entre nous, pour cette fois. N’abusez point de vos forces et tout ira bien. Bouger dans votre état n’est pas judicieux. Sire Jake dit toujours qu’il faut rester au lit afin que la blessure cicatrise bien.

Marie-Louise passa son bras sous la tête de la patiente et l’aida à l’asseoir déposant son coussin dans son dos. Marianne remarqua alors le jus d’orange posé sur la table de chevet. La servante sourit à la demoiselle à sa réponse. Depuis le temps qu’elle travaillait au service de son Seigneur, elle avait acquis un certain don de deviner ses besoins, et parfois même de ses hôtes.

La soubrette entendit alors crier dans la salle voisine. Elle semblait reconnaître la voix d’Isabeau. Toujours aussi impulsive, de tempérament sanguine. Mais il valait mieux pour tenir tête aux caprices de la petite Marie-Catherine. Malou avait aussi entendu et l’invita à aller voir.

- Oui Mademoiselle, c’est la voix de la préceptrice Isabeau. Etrange qu’elle soit ici. Il doit y avoir un problème. Veuillez m’excuser un instant, je reviens.

Marie-Louise sorti de la chambre laissant la porte entrebâillée.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 9:43



Finalement, Isabeau m’avait déposé au sol. Je me tenais debout voyant tous ces pieds de table et des chaises. Je regardais les deux dames qui discutaient entre elles. Petit coup d’œil à droite. Oh une porte ouverte … c’est là qu’est mon papa ? Je marche, je cours et j’entre dans la chambre. Badaboum, je me mets à quatre pattes et je m’approche du lit. Je me relève à l’aide de la barre du lit et je vois une dame couché. Oh oh ! Je vais lui dire bonzour. Isabeau dit toujours de dire bonzour.

Et se tenant au lit, il s’approche du coté du lit un peu intimidé tout de même jusqu’à la table de chevet. Et d’un coup, il montra sa petite frimousse angélique et dit avec un ton enfantin.

- Bonzour Matameuh ! dit le chérubin en posant sa petite main sur le bras de Malou.

Des ses yeux saphirs, ils observait la demoiselle avec un grand sourire aux lèvres.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 9:45



sabeau voulait déposer un peu Johan au sol. Il n’arrêtait pas de gigoter dans ses bras et il commencer à peser son poids le petit bambin. Personne ne semblait venir qu’elle vit une porte à dextre s’ouvrir et Marie-Louise en sortit venant auprès d’elle.

- Ah Marie-Louise ! Enfin quelqu’un dans cette auberge. J’ai bien cru être seule ici. Tu sais où est Jake ?

Le visage d’Isabeau montrait une certaine inquiétude sur son visage. Ne connaissant pas la médecine, au moindre problème, elle était toujours affolée. Alors elle explique à la soubrette ce qu’il s’était passé.

- J’étais dans la jardin quand le fiston est tombé dans l’herbe. Il n’a pas encore bien son équilibre surtout quand il court. Enfin bref, quand je l’ai prit dans mes bras, j’ai vu un bouton rouge sur son front et il semblait fiévreux. Il faut vraiment que je vois Jake et lui montrer Johan.

Mais entre-temps, il avait disparu. La préceptrice balaya la salle du regard et ne le voyait plus. Elle regarda sous les tables, rien ! Son sang ne fit qu’un tour.

- Mais où est-il passé ce chenapan ?


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 9:47

Cela faisait du bien à Marianne d'être dans une autre position que coucher dans un lit. Aussi confortablement installée il ne lui manquait qu'un peu de lecture pour être vraiment bien mais elle ne voyait rien aux alentours qui aurait pu faire office de livre en ce moment.

Il y avait bien dans sa besace quelques documents qu'elle aurait bien pu lire mais il ne fallait point trop abuser de ses faibles forces. Elle s'en était bien vite rendu compte. De plus cela ne serait point raisonnable. Aussi ce contenta t-elle de prendre son breuvage lentement et de regarder en détail cette chambre dans laquelle on l'avait mise.

C'était bien la même que la dernière fois, elle en reconnaissait maintenant le décor paisible qui lui avait plu lorsqu'elle y avait désignée lors de sa première visite. Il faut dire que leur hôte avait bon goût. Le lieu était apaisant et invitait au repos. Ce qui est très bien pour une auberge.

Marianne se rappela qu'elle avait eut elle aussi non point une mais trois auberges par le passé elle leurs avait donné des nom bien étrange pour une croyante pensa t-elle en souriant. Tous le même "La Petite Fée" dans chaque ville où elle avait séjournée. Il y avait seulement à Vesoul qu'elle n'en avait point ouvert une au fait voulant se consacrer entièrement à son futur époux et qui sait peut-être à sa futur famille si le Très-Haut le lui permettait à nouveau.

Elle se mit à rêver tout éveiller imaginant des petites teste blondes ou brun roux comme elle-même courant partout dans le domaine Von Halten à la découverte de petits trésors qui pour eux leur serait inconnu. Car pour eux tout ce qui peut être découvert est un trésor en soi. Il est fréquent pour les petits de chercher à découvrir ce qui se cache derrière une porte.

Elle le savait bien puisque ses petits anges le faisaient constamment lorsqu'ils étaient encore avec elle. Un sourire triste apparut alors sur son visage à cette pensée. Ce qu'ils pouvaient lui manquer ces petits anges chéris. Ils étaient en fait sa raison de vivre.

Elle revoyait Ackim qui revenait à la maison avec un animal blessé trouvé non loin de la maison. Sa jumelle Marryssah qui s'amusait à parler aux mésanges et aux autres animaux peu importait qu'ils soient sauvage ou non. Elle avait toujours près d'elle son cher loup cadeau d'une personne qu'elle avait rencontrer en voyage. Richard et ses espiègleries toujours très téméraire comme sa tante Lily avec qui il était très complice. Le petit dernier Nathan lui elle n'avait point tellement de souvenir sauf sans doute ses premiers pas et son sourire envoutant, mais il était disparu si vite de sa vie, trop petit, il n'avait point été en mesure de survivre à cette étrange maladie qui avait emporté ses frères et sa sœur peu de temps avant lui même si on les avaient isolés...

Des larmes coulaient silencieusement sur ses joues en revoyant ces images qu'elle gardait précieusement dans son cœur. Ses enfants avaient été les plus beaux trésors qu'elle avait en ce monde et elle les chérissaient. Elle se rappela également du jour funeste où elle avait reçu la missive de Rosalie lui annonçant le premier décès celui de Ackim. Elle s'en voulait de n'être point restée près d'eux à ce moment là. Elle était en mission pour le Comté de Toulouse comme MA et se trouvait à plusieurs lieues de la maison. Le temps qu'elle revienne sa famille avait été décimée.

On avait séparé les enfants croyant que cela aurait pu leur sauver la vie ne connaissant point la nature de cette maladie mais hélas ils étaient déjà atteint et partaient pour le paradis solaire les uns après les autres. Ce qu'elle avait été prévenante tout de même de les avoir fait baptiser lorsqu'ils étaient des bébés ce qui pouvaient leur ouvrir la porte de ce paradis...

Elle se souvient que c'est à ce moment là que son cher Gustave lui a déclaré son amour. Elle n'était plus que l'ombre d'elle-même à l'époque et se sentait impuissante. Il avait su lui redonner espoir en étant à ses côtés lui redonnant force et envie de revivre. Elle lui en serait toujours reconnaissante d'ailleurs. Grâce à lui elle apprenait à vivre un jour à la fois et à regarder devant elle.

Le passé est une chose que l'on ne peut hélas point changer. Il faut en garder que des souvenirs pouvant nous aider à cheminer aujourd'hui et maintenant. L'avenir n'est point encore là et tout est incertain. Personne ne peut prédire ce qui arrivera demain ou dans les jours suivant. Chaque chose en son temps et tout reprendra sa place.

Marianne en tait là dans ses pensées lorsqu'elle senti un présence dans la chambre pourtant elle ne voyait personne. Sans doute était-ce une illusion de sa part sans doute les effets de la fièvre...

Elle essuya ses yeux avec le linge laisser par Marie-Louise et continua de prendre son jus de fruit en regardant la porte qui lui semblait était un peu plus ouverte qu'au départ de celle-ci. Sans doute un courant d'air pensa t-elle...

Elle ne pouvait point voir le petit ange qui s'était avancé dans la pièce surement trop petit pour qu'elle ne le remarque de suite...

Elle sentit une petite menotte se poser sur son bras elle baissa alors la teste et elle le vit. Il la regardait avec son visage d'ange et lui dit bonjour à sa manière enfantine ce qui la fit sourire.

- Bonjour toi! Je me demande bien comment tu t'appelles et comment tu as pu arriver jusqu'ici? Allez vient monte pour que je te vois de plus près mon petit.

Marianne lui tendit la main pour qu'il vienne la rejoindre près d'elle dans le lit.

- Tu sais que tes parents vont te chercher mon trésor. En tous les cas moi je le ferais à leur place. Tu es bien mignon, tu sais tu ressembles à quelqu'un que je connais un peu...

Elle se demandait bien qui pouvait être ce cher ange venu lui rendre visite ainsi mais cela lui plaisait vraiment de le savoir là....

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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 9:50



[Poitiers] Manoir des Roses Rouge - Chambre de Marie

La journée avait très bien commencée, le soleil s'était levé pour venir réveiller la petite dormeuse que j'étais. J'aimais beaucoup rester sous la couette à regarder par la fenêtre les oiseaux posés sur l'arbre situé devant ma chambre. Leur chant m'apaisait, mais cette magnifique mélodie fut interrompue par Madeleine qui entra dans la chambre, les bras chargés d'un plateau où elle avait soigneusement installé mon petit déjeuner.

La jeune femme installa le plateau devant moi et prit place à mes côtés sur une chaise. Pendant que je dégustais le lait chaud accompagné de tartine à la confiture de pêche ainsi qu'un bon verre de jus de fruit frais, celle-ci m'annonça le programme de la journée.
Mon père, Jake de Valombre, avait décidé de m'envoyer chez les nones pour parfaire mon apprentissage à être une bonne aristotélicienne. Il m'avait prévenu il y a déjà quelques semaines qu'un jour je devrais le faire, mais je ne pensais pas que cet instant arriverait aussi tôt. Il m'avait expliqué que ma mère avait été excommuniée et qu'il me fallait impérativement suivre cet apprentissage pour ne pas suivre ces traces et prendre le bon chemin vers Aristote. Je n'avais pas tout compris, mais je savais que c'était important pour lui mais aussi pour moi.

Il me fallait donc préparer mes affaires pour ce petit voyage en dehors de la maison familiale.

Une fois mon petit déjeuner terminé, Madeleine me débarrassa du plateau et alla chercher ma valise. Pendant ce temps là, je pris place devant la fenêtre tout en songeant à ces nones... Qui étaient elles? Seraient elles gentille ? Et si je fais des bêtises, le diraient-elles à papa? Mais surtout... quand est ce que je reverrais papa, Johan et tatie jolie? Mon cœur battait à vive allure en pensant à cette séparation.

Je n'avais pas la tête à faire une farce à Madeleine après cette nouvelle. C'est donc avec une petite mine que je repartis discrètement dans mon lit en espérant que celle-ci m'oublie et reprenne ses tâches habituelles. Mon temps répit fut très court, à peine installé que la jeune femme débarque avec ma valise à la main. Un grand soupire se fit entendre, mais je me leva sans attendre qu'elle me le dise.

Après avoir prit le temps de préparer ma valise avec Madeleine, je fis ma toilette pour me préparer et rejoindre mon papa qui était à l'auberge pour lui dire au revoir.

Pendant que la domestique demanda au cocher de préparer la voiture pour un départ immédiat, je file dans ma chambre récupérer un portrait de papa et Johan pour le glisser dans ma valise. Je voulais les garder tout près de moi et ressentir leur présence.

Avant de partir Madeleine me fit la surprise en m'emmenant à la cuisine, elle voulait que nous fassions des crêpes car elle savait à quel point je pouvais les aimer. Cela me redonna le sourire, j'adorai mélanger les ingrédients mais surtout regarder Madeleine faire sauter les crêpes.
Nous avions mis quelques une dans une assiette pour les apporter à papa, et d'autres dans une boîte pour quand je serais avec les nones.

La valise dans la voiture, le cocher nous ouvre la porte. Une fois installé, le cri habituel du cocher pour faire avancer les chevaux se fit entendre. Je regardais une dernière fois le manoir les larmes aux yeux, tandis que Madeleine me répétait sans cesse les raisons de ce petit séjour.

[Poitiers] L'auberge *A La Bonne Étoile*

Nous voilà arrivé, Madeleine me fait descendre et m'ouvre la porte de l'auberge en m'expliquant qu'elle devait rester avec le cocher pour lui faire part de ce qui suivrait. Une fois entrée, je semblais avoir oublié la raison de ma présence ici et le sourire me revint en pensant à retrouver mon papa.

En regardant dans l'entrée, je vis Isabeau et Marie-Louise en train de discuter. Isabeau avait le visage fermé … pourtant elle ne m’avait pas encore vu et je n’avais pas fait de bêtises pour l’instant. Il avait dû se passer autre chose. Elles ne me remarquèrent pas, j’avance donc en leur direction et me met à tirer sur la jupe de Marie-Louise pour lui faire comprendre que j’étais là.

Le sourire aux lèvres j’avais fière allure, effectivement vu que Madeleine n’était pas rentrée avec moi dans l’auberge j’avais envie de leur faire croire que j’étais venue toute seule.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 10:34



[ Chambre de Malou ]

Un grand sourire sur sa bouille d’enfant, je regardais la dame avec mes yeux ronds. Elle me parla mais je ne compris pas tout. Oh là là ! Parle plus lentement rhooo.

- Où qui l'es mon Papa ?

Oh elle m’aide à monter sur le lit. Ah oui, je voudrais voir son visache de plus près. Je prends sa main et elle me tire. Hop là … me voilà sur le lit à quatre pattes et je rampe jusqu’à elle. Je dépose ma main sur son visage et je tâtonne ses joues, ses lèvres et puis son nez. Et je fais comme mon Papa. J’appuie mon doigt sur le bout de son nez.

- Pouet ! Et je rigole amusé.

Je m’assoies à côté d’elle et l’observe toujours avec mes petits yeux d’enfants. Et puis, je dis.

- Zoan , moua ! et tou ?

Elle est gentille la dame et je me blottit un moment contre elle. J’aime bien son parfum.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 10:38




[ Dans la salle commune ]

Marie-Louise sortait de la chambre de Malou car il lui semblait avoir entendu la voix d’Isabeau. Et en effet, elle était bien là, semblait vraiment inquiète et affolée. Evidement, elle ne fit pas attention au petit bonhomme qui se faufila dans la chambre. Elle lui demandait où était Sire Jake, mais lui expliqua également la raison de sa venue.

- Oui, c’est vrai que le petit bout tient à peine sur ses petons. De la fièvre, tu dis ? et un bouton rouge ? C’est peut-être la varicelle. Marie-Catherine l’a déjà eu, et puis elle doit bientôt partir au couvent. Mais tu as raison, le mieux et de le montrer à Sire Jake. Après tout, c’est lui le médecin. Le pauvre, il en a vu aujourd’hui avec ses patientes, alors ménage-le.

Et Isabeau cherchait du regard où était passé le petit Johan et ne le retrouva pas.

- Allons Isabeau, il ne peut pas bien être loin. Va voir à la cuisine, je reste ici au cas où il apparaît.

Ensuite, elle sentit une petit main tirer sa jupe. Elle baissa la tête et afficha un sourire radieux en voyant l’aînée lui sourire.

- Ahhh te voilà toi. Mais dis donc ? Tu es venue seule ? Si tu cherches ton Papa, il est à l’étage dans la chambre Etoile, mais doucement hein, il est avec une patiente qui doit se reposer. Alors pas de bêtises fillette.

Elle lui sourit et la laissa monter à l’étage, restant dans la salle à getter le retour de Johan, mais toujours rien.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 10:40

Le petit ange avance vers elle en rampant ce qui la fait sourire. Il y a si longtemps qu'un enfant n'était point venu comme ça la rejoindre dans son lit.

Il commença par tenter de la découvrir Marianne se laissa faire en souriant. Lorsqu'il lui pressa le nez elle émit le son comme elle le faisait avec ses petits anges par le passé.

- Bzzzzzz!

Il se met à rire et elle sent son cœur fondre en l'entendant ce petit rayon de soleil venu d'on ne sait où était pour elle un merveilleux cadeau qu'elle n'aurait jamais point cru être en mesure de recevoir en ce moment. Elle ne ressentait plus la douleur qui l'oppressait un moment plus tôt. Du moins ni pensait t-elle plus. Elle se mit à rire aussi en l'entendant faire avec tant de candeur.

Il lui dit son nom et elle sourit surement Johan serait-il le fils de Jake se demanda t-elle bien qu'elle pouvait voir les traits de plus près maintenant et il semblait bien y avoir un lien étroit entre les deux.


- Enchanté petit messire Johan. Moi je suis Marianne ou Malou ce sera plus facile pour toi. Tu ne dois point tout comprendre ce que je dis mon pauvre petit trésor. Ton papa si c'est Jake ne doit surement point être très loin. Surement qu'il viendra te prendre dès qu'il saura que tu es là.

Le petit se blotti tout contre elle et semblait l'apprécier ce qui la rendit heureuse. Il y avait si longtemps qu'elle n'avait point ressenti un tel bonheur d'avoir un enfant tout près d'elle comme ça. Sans doute que son parfum naturel à la rose était pour quelque chose dans son bien-être mais elle ne pouvait point le savoir ne sachant point trop ce que pensait le cher ange.

Elle passa son bras autour de lui pour qu'il soit plus confortable et lui sourit. Cher petit ange tu ne sauras sans doute jamais tout le bien que ta présence puis me faire en ce moment pensa t-elle.

- On va attendre ensemble que quelqu'un vienne pour te prendre mon trésor tu veux bien?

Elle le regarde avec toute la tendresse maternelle qu'elle peut ressentir en ce moment...

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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 10:44



[ Dans la salle commune ]

Le sourire aux lèvres, je regardais Marie-Louise qui me parlait. Seule? Moi, oh non jamais sinon elle se ferait gronder. Mais étais je obligé de le dire? Ou pouvait elle embêter encore un peu cette domestique?

- "Oui je suis venue toute seule comme une grande !" dis-je en affichant mon plus beau sourire.

L'air de rien, et sautillant je me dirigeais vers la chambre étoile où se trouvait papa sans attendre la réponse de Marie-Louise.
Mon papa était il malade pour être dans cette chambre? Ou se sentait il fatigué? Beaucoup de questions qui me trottaient dans la tête tandis que je m'approchais un peu plus de cette pièce.


La Chambre Étoile

La voix de mon papa me rassura, mais je fus surprise d'entendre celle d'une femme. Il semblait accompagner. La porte était entrouverte, je me faufilais dans la chambre et j'avançais tout doucement un peu timide car cette voix ne m'était pas familière.

Une femme était allongé dans le lit alors que papa était à côté. Je ne pense pas qu'ils ne m'aient vu, je viens donc me cacher derrière mon père et d'une voix basse je lui murmure :

- " Papa.. c'est moi.. excuse moi de te déranger..." Je n'osais dire plus, c'est pourquoi je me mis à attendre sa réaction.


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MessageSujet: Re: Carnet de route   Lun 20 Sep - 10:48



La jeune femme le regardait tandis qu’il prenait sa main dans les siennes. Un simple geste, mais c’était d’un grand réconfort pour elle.
Elle s’inquiétait pour Maelchon également… Son départ précipité n’augurait rien de bon. Un mauvais pressentiment s’était installé en elle en plus d’une douleur sourde en son cœur.
Et le moindre soutient, aussi infime soit-il, ne pouvait qu’être bénéfique.

La Vita è bella lui dit il… Lily esquissa un sourire à ces mots prononcés dans la langue de son enfance.
Même si de nombreuses années avaient passé, elle aimait sa langue natale plus encore peut être que la beauté de la langue française.
Puis il lui parla de sa sœur, de sa famille, de l’amour qu’elle avait grâce à cela…
Elle pressa légèrement sa main, son visage reprenant presque une petite expression joyeuse.
Il avait raison, elle le savait.
Sa sœur, ses cousines, sa famille. Ils étaient tout pour elle. Elle pourrait tout leur donner, même sa vie s’il le fallait.
Malou était autant une sœur, qu’une meilleure amie, ou même qu’une mère. Elle n’avait jamais manqué d’amour avec elle.
Elle se devait donc de lui rendre, et de lutter, pour elle.
Surtout qu’elle en avait besoin en ce moment. Et la vie de Marianne n’avait pas été drôle non plus.
Elles avaient besoin l’une de l’autre, et elles savaient pertinemment que si l’une tombait, l’autre la relèverait.
Et si par malheur l’une venait à disparaître, alors l’autre ne s’en remettrait jamais.
Elle devait donc vivre, au moins pour Malou.

Vous avez raison Jake… Ma sœur est tout pour moi… J’ai une famille merveilleuse, et pour cela je remercie le Très Haut de m’avoir permit d’en faire partie… Ils sont une partie de moi-même, et je ne sais pas où je serais aujourd’hui sans eux…

Elle sourit encore, lui tenant toujours la main.
L’espace de quelques secondes, ses yeux se fermèrent encore. Elle venait de ressentir une douleur, mais pas physique.
Quelque chose s’était produit, elle ne savait pas quoi, mais cela lui avait donné un frisson d’angoisse ainsi qu’une sueur froide le long de sa colonne vertébrale..
Elle essaya de ne pas montrer son trouble, puis rouvrit les yeux.

Puis alors qu’elle ne le quittait pas du regard, la frimousse blonde d’une très jeune demoiselle était apparue juste derrière lui.
Elle était adorable et avait un air de ressemblance avec lui.

La jeune comtesse ne put retenir un nouveau sourire qu’elle lui adressa, puis murmura

Bonjour charmante demoiselle…


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